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    Asie-Pacifique

    Corée du Nord: la frontière numérique est toujours plus étanche, selon Amnesty

    media Un homme téléphone au bord de la route, près d'un checkpoint de la zone démilitarisée (DMZ) qui sépare la Corée du Sud de son voisin du Nord. ED JONES / AFP

    Alors que l’ONU vient de voter de nouvelles sanctions à l’encontre de la Corée du Nord, des sanctions qui font suite à un essai nucléaire et à un tir balistique nord-coréen cet hiver, l’organisation Amnesty International publie un rapport sur les libertés au pays de Kim Jong-un. Et visiblement les choses se sont encore aggravées, notamment en ce qui concerne les télécommunications.

    Les chercheurs d’Amnesty International ont enquêté pendant deux ans sur les échanges entre la Corée du Nord et le monde extérieur. Résultat : détenir une clé USB ou un DVD contenant des programmes de K-pop ou des images pornographiques venus de la frontière chinoise, est désormais passible d’un séjour au camp de travail.

    Même chose pour celles et ceux qui essaient de contacter leurs proches à l’étranger via les téléphones portables. « Il y a des services de renseignement dédiés à ce travail. Ils vont pourchasser l’ensemble des personnes qui usent de téléphones mobiles via le réseau mobile chinois, qui permet de se connecter au monde extérieur », explique Nicolas Karamayer, responsable du programme « revendiquer les libertés » à Amnesty France.

    L’accès à internet est réservé aux étrangers et à une élite triée sur le volet en Corée du Nord. Les appels vers l’extérieur sont bloqués pour les 3 millions de mobiles que compte le réseau national.

    Intermédiaires

    Et quand on veut franchir le pas malgré tout, les coups de fil se font très discrets, le plus souvent en montagne. On parle peu, on ne donne pas son nom et, forcément, on a recours aux intermédiaires.

    « Quand on est une Nord-coréenne réfugiée en Corée du Sud et qu’on souhaite appeler ses parents en Corée du Nord, il faut passer par trois intermédiaires, et ça coûte extrêmement cher », rapporte Nicolas Karamayer.

    Amnesty évalue à 1 000 dollars au minimum la somme versée aux intermédiaires pour ces coups de fil furtifs et clandestins, la moitié pour les portables passés en contrebande par les soldats des deux rives des fleuves Tumen et Yalou à la frontière sino nord-coréenne.

    La frontière numérique est le dernier champ de bataille du gouvernement nord-coréen, conclut le rapport d’Amnesty, qui contient de nombreux témoignages sur la question.

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