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    Asie-Pacifique

    Fukushima, cinq ans après: le Japon se souvient

    media Tsutoshi Yoshida et sa femme Seiko prient pour leur fille Miki, tuée le 11 mars 2011 à Namie, dans la province de Fukushima. REUTERS/Kyodo

    A 14h46, heure locale au Japon. Le 11 mars 2011, il y a cinq ans, l'archipel a été victime d’un violent séisme à l'origine d'un tsunami dévastateur et de la catastrophe à la centrale nucléaire de Fukushima. Tout le pays rend aujourd'hui hommage aux 18 000 victimes de ce drame.

    Avec notre correspondant à Tokyo,  Frédéric Charles

    L’émotion est très forte sur une partie de l’archipel. Le Japon se souvient, surtout le Japon des zones sinistrées qui ont vécu le tsunami. Ce Japon-là, celui du Toroku du nord-est du pays, se sent aujourd’hui abandonné par le reste de l’archipel.

    Alors sur plus de 600 kilomètres de côtes du Toroku, si vulnérables aux tsunamis depuis des siècles, survivants et parents des victimes se souviennent de tous ceux et de toutes celles qui ont été emportés il y a cinq ans par des murs d’eau de 20 à 30 mètres de hauteur.

    « Le passé s’éloigne, mais nos cœurs restent en mille morceaux », disent les survivants. Parmi eux, des dizaines d’orphelins. Et chaque 11 mars, ces maudites vagues viennent hanter leur mémoire.

    La vie, très difficile dans les zones sinistrées.

    Les traces de la catastrophe restent présentes partout. Des terrains vagues, immenses désolations, une reconstruction qui prend du retard à cause d’une pénurie de main-d’œuvre, des matériaux importés aussi, ciment acier dont les cours ont triplé depuis la catastrophe naturelle.

    Pourquoi reconstruire des villages qui ont perdu souvent la moitié, voire plus, de leur population, où les jeunes sont partis pour toujours refaire leur vie ailleurs ? Ne restent que les personnes âgées. D’ici une quinzaine d’années, elles ne seront plus là. Alors de nombreuses communes sont condamnées à disparaître.

    Dans les régions les plus proches de la centrale de Fukushima, les réfugiés du nucléaire, contrairement aux survivants du tsunami, ne peuvent pas reconstruire leur vie là où ils sont nés. Des milliers d’entre eux vivent toujours dans des habitations provisoires. Dans les villes fantômes de Fukushima, le provisoire s’éternise.

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