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    Asie-Pacifique

    Un sous-marin japonais en goguette dans les eaux régionales

    media Des officiers japonais à bord d'un sous-marin de type Soryu durant un passage en revue de la flotte japonaise à Sagami Bay, au sud de Tokyo, le 15 octobre 2015. REUTERS/Thomas Peter/Files

    Pour la première fois depuis quinze ans, un sous-marin japonais devrait bientôt faire escale aux Philippines, avant de se rendre, là aussi il s’agit d’une première, au Vietnam ! Cette annonce de Tokyo intervient quelques jours après les vives critiques de Pékin adressées à son rival, la Chine l’accusant d« interférer » en mer de Chine méridionale. L’Archipel signant ici son grand retour sur les routes maritimes les plus fréquentées du monde.

    Officiellement, c’est un sous-marin « d’entraînement » qu’envoie le Japon en mer de Chine du sud. Le bathyscaphe à moteur diesel de type « Oyashio » - du nom du courant marin froid qui longe la presqu’île du Kamtchatka - est toutefois accompagné de deux destroyers ; le trio étant convié à des manœuvres avec la marine philippine à partir de samedi prochain et jusqu’au 27 avril. Ces exercices maritimes conjoints marquent le retour du Japon en mer de Chine méridionale, après que Manille la semaine dernière a annoncé qu’elle allait louer cinq avions militaires japonais pour renforcer ses patrouilles.

    Extension de la doctrine militaire nippone

    Un retour des grandes profondeurs stratégiques alors que jusqu’à présent, les diplomates nippons marchaient sur des œufs craignant, nous ont-ils confié, de « froisser » Pékin.

    Depuis la modification de la Constitution japonaise, la notion d’autodéfense a été élargie aux alliés de l’Archipel à qui l’armée nippone peut désormais prêter main forte en cas d’agression. Une extension du rôle militaire du Japon réclamé par Washington et qui se traduit ici par le resserrement des alliances entre ex-ennemis d’hier.

    Le sous-marin japonais doit aussi s’approcher des côtes du Vietnam, pays qui a également combattu l’armée impériale nippone pendant la Deuxième Guerre mondiale, tandis qu’un autre sous-marin japonais doit participer le mois prochain à des manœuvres militaires conjointes avec l’Australie. « Sur sa route, la caravane japonaise passera vraisemblablement à l’est de l’archipel des îles Paracels, revendiqué par la Chine, Taïwan et le Vietnam, mais contrôlé par Pékin depuis les années 1970, relève Igor Gauquelin sur Asialyst. Son périple vers la baie de Subic devrait également la conduire non loin de Scarborough, des hauts-fonds situés dans la zone économique exclusive de 200 milles marins, revendiquée par Manille, mais contrôlée par la Chine depuis 2012. »

    Un rôle d’appui aux forces américaines

    Ce retour discret du Japon dans des eaux plus que mouvementées et ce rapprochement entre anciens rivaux est aussi une manière d’appuyer les forces américaines dans la région. Washington a promis d’intensifier les passages de navires de guerre dans les zones revendiquées par la Chine. « Nous naviguerons, nous volerons et nous opérerons partout où la loi internationale le permet », a déclaré fin février l’amiral Harry Harris, le chef des forces américaines dans le Pacifique dans des propos rapportés par l’AFP.

    Car aujourd’hui, le nouvel adversaire, c’est Pékin, qui considère que la quasi-totalité de la mer de Chine méridionale lui appartient et n’hésite pas à transformer les îles en porte-avions, avec piste d’atterrissage, radars et bunkers. « Nous devons résolument garantir la souveraineté nationale de la Chine, ses droits maritimes et d’autres intérêts essentiels », a encore martelé le gouvernement chinois dans un rapport publié mardi 13 mars à l’occasion de la session annuelle de l’Assemblée populaire nationale au Grand Palais du Peuple à Pékin.

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