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    Asie-Pacifique

    Benjamin Pelletier: «La Corée du Sud passait sous le radar»

    media Benjamin Pelletier, auteur de « Toujours plus à l'Est », publié aux éditions Philippe Picquier. DR

    À l'heure de « Livre Paris », nouveau nom du Salon du livre qui a ouvert ses portes jeudi 17 mars et dont le pays invité d'honneur est la Corée du Sud, l'écrivain français Benjamin Pelletier vient de publier « Toujours plus à l'Est ». Le récit relate l'année qu'il a passée en Corée du Sud comme professeur à l’Alliance française. Un livre qui met en lumière les relations entre deux cultures.

    RFI : Qu’est-ce qui a fait basculer votre cœur de partir en Corée du Sud ?

    Benjamin Pelletier : Tout simplement une curiosité pour le contexte asiatique pour lequel je n’avais vraiment aucune connaissance à ce moment-là. Peut-être il y avait un côté inconnu quelque part, donc un risque un peu plus grand et en même temps un plaisir plus grand.

    Dans votre livre, vous abordez la question de la langue, de la nourriture, la difficulté de manger avec des baguettes, vos relations avec vos étudiants, vos voyages à la frontière de la Corée du Nord… Il y a des thèmes qui reviennent dans la façon de vivre des Coréens, comme, par exemple, l’impassibilité des visages qui est culturelle de leur part.

    Quand on sort d’un avion et qu’on arrive quelque part, les premières choses qu’on remarque ce sont les visages, les corps, la façon qu’ont les gens de se saluer, les intonations de la voix… Et il y a des choses qui frappent plus que d’autres en fonction de son contexte d’origine. En tant que Français on est assez frappé de voir des visages qui ont un certain contrôle des expressions faciales, ce qui est une première impression, mais il ne faut pas s’en tenir là.

    Ce qui donnerait l’idée que les Coréens sont extrêmement froids, assez impersonnels. En fait, ce n’est pas du tout le cas ! C’est une question de respect vis-à-vis de l’autre de peu exprimer par le visage en public. On se rend compte que dans d’autres circonstances, par exemple quand ils ont bu de l’alcool le soir, on fait tomber le masque et là on devient extrêmement expressif, extrêmement chaleureux. À tel point que j’ai souvent eu cette impression que les Coréens étaient un peu les Italiens d’Extrême-Orient. Plus expressifs que les Japonais par exemple, plus tactiles également, plus proches, mais dans certaines circonstances. Pas dans toutes. Donc on a différents visages, différents masques sociaux, suivant les circonstances.

    Est-ce que les Coréens vous voyaient aussi comme un étranger ?

    C’est une question importante parce que, ayant fait différents séjours dans ce pays entre 2002 et 2013, j’ai eu la chance de voir l’évolution. Or, en 2002, lors de mon premier séjour, il y avait vraiment peu d’étrangers dans le pays. D’ailleurs la Corée du Sud passait sous le radar. Quand les gens pensaient Extrême-Orient, ils pensaient Japon ou Chine. Mais en dix ans il y a eu une véritable projection en direction de la Corée par tout un tas de moyens, notamment via la culture populaire qui crée un désir de Corée. Donc on voit des étudiants, des expatriés, des étrangers, des touristes qui viennent visiter le pays, ce qui n’était pas le cas auparavant. Ce qui fait qu’il y avait des situations cocasses auparavant qui sont peut-être moins fréquentes aujourd’hui.

    Par exemple, on venait vous toucher le nez ?

    Par exemple. Ça peut être de grands-mères assez âgées, un peu espiègles, qui s’approchent pour regarder ou toucher le nez, parce qu’elles trouvent ça très joli un nez assez long avec une arête nasale. Elles trouvaient ça admirable.

    Et ça ne se fait plus ?

    Peut-être dans les campagnes encore, mais pas à Séoul même. C’est vraiment devenu un peu plus rare. Ou bien dans le métro, ça peut être des Coréens, mais vraiment ivres, qui osent enfin aller vers l’étranger et parler de son physique. J’avais une amie qui avait des cheveux bouclés naturellement et certaines venaient toucher ses cheveux. Elles n’avaient jamais vu des cheveux bouclés. C’était il y a une dizaine d’années. Aujourd’hui, on voit l’évolution rapide de l’environnement coréen qui s’est internationalisé, très fortement et très rapidement

    Est-ce que vous parlez coréen maintenant ?

    J’avais appris à le lire un peu, à le décrypter quand j’y étais. J’ai pris trois années de cours au Centre culturel à Paris que j’ai dû arrêter il y a quelques années. Je suis toujours débutant en coréen, mais ça suffit pour aller dans un bar et prendre un verre.

    Benjamin Pelletier : Toujours plus à l’Est, éditions Philippe Picquier.

    Ecouter aussi notre Invité Culture : Vincent Montagne, président du salon «Livre Paris» 2016

    Livre Paris, du 17 au 20 mars au Parc des expositions de la porte de Versailles, Paris.

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