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    Asie-Pacifique

    Autorisé à quitter le Pakistan, Pervez Musharraf s'envole pour Dubaï

    media Pervez Musharraf, photographié en novembre 2014 à Karachi. AFP PHOTO / Asif HASSAN

    L'ancien dirigeant pakistanais est parti tôt, ce jeudi 18 mars 2016, en direction de Dubaï. La Cour suprême pakistanaise venait de lever son interdiction de quitter le pays. Pervez Musharraf, ancien général arrivé au pouvoir à Islamabad à la fin des années 1990 après un coup d’Etat, a promis de revenir et de faire face aux procès qui l’attendent toujours.

    Pervez Musharraf était revenu il y a trois ans au Pakistan, après un exil de plusieurs années, pour participer aux élections législatives. Mais il avait été rapidement frappé d’une interdiction de sortie du territoire et plusieurs actions en justice l'avaient rattrapé. Entre autres, une accusation de haute trahison s'était abattue sur lui. Il faut dire que l'arrivée au pouvoir de Nawaz Sharif, qu'il avait chassé, par son coup d'Etat des années 1990, de son poste de Premier ministre, n'avait pas arrangé sa situation.

    Il y a un an et demi, le pouvoir de Nawaz Sharif a été ébranlé par des manifestations de grande ampleur, regardées avec bienveillance par certains généraux. Depuis, pouvoirs civil et militaire se sont rapprochés. La menace interne qui pèse sur le Pakistan, à savoir les extrémistes, y a contribué. Et Nawaz Sharif, en échange de la certitude de pouvoir mener son mandat à terme, aurait accepté de « lâcher » le dossier Musharraf, autorisé à quitter le pays, donc.

    Selon les spécialistes, si l'ancien dirigeant revient quand même au Pakistan après son départ à Dubaï, les procès qui le visent pourraient tout de même se perdre dans les limbes des procédures judiciaires. Car l'armée, qui a dirigé le pays pendant près de la moitié de son histoire, souvent à l’issue de coups d’Etat, sait que même si Pervez Musharraf n’a plus de fonction en son sein, faire le procès d’un ancien chef d’état-major ce serait forcément faire celui de l’armée.

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