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    Asie-Pacifique

    Birmanie: le président et ex-général Thein Sein cède le pouvoir

    media Le président birman Thein Sein le 21 octobre 2012 à Naypyidaw. SOE THAN WIN / AFP

    C’est un jour historique en Birmanie. Ce mercredi 30 mars 2016, le président sortant Thein Sein remet le pouvoir à Htin Kyaw, le premier président démocratiquement élu dans le pays depuis des dizaines d’années. Aung San Suu Kyi et son parti luttaient depuis longtemps pour la démocratie, mais la transition pacifique de la dictature vers la démocratie a été en grande partie rendue possible par l’ancien militaire Thein Sein.

    Jusqu’à son arrivée au pouvoir, Thein Sein a tout du pur produit de la junte : diplômé de l’Académie de Défense en 1968, il monte tous les échelons de la bureaucratie militaire jusqu’à sa nomination en 2007 au poste de Premier ministre. 2007, l’année de la répression brutale du mouvement de protestation des moines bouddhistes.

    Mais en 2010 avec d’autres militaires, il troque son uniforme pour un habit civil et devient président en 2011 lors d’élections très critiquées. Son arrivée marque pourtant le début de la transition démocratique. Thein Sein rencontre rapidement Aung San Suu Kyi, libérée après quinze années d’assignation à résidence, qui lui décerne un brevet de sincérité dans sa volonté de réformer le pays.

    Thein Sein écarte l’allié traditionnel chinois en suspendant un énorme projet de barrage, libère des centaines de prisonniers parmi lesquels des opposants politiques, organise des élections libres gagnées par la LND d’Aung San Suu Kyi et obtient donc la levée des sanctions internationales pour sauver un pays économiquement à l'agonie.

    Mais sous Thein Sein le pouvoir des militaires est resté important, ils sont d’ailleurs les premiers à profiter de l’ouverture économique. Les combats entre l’armée et les groupes ethniques rebelles continuent, malgré des avancées réelles et le sort des Rohingyas est toujours en souffrance.


    La Birmanie lève son état d’urgence dans l’Arakan

    La Birmanie a annoncé mardi 29 mars la levée de l'état d'urgence dans l’Arakan, cet Etat de l’ouest du pays où les violences entre les minorités bouddhistes et musulmanes sont courantes. Des violences religieuses qui ont poussé des dizaines de milliers de musulmans à fuir par bateaux, vers la Malaisie et l’Indonésie, ces dernières années. Il n’y a plus de risques pour les populations, estime pour sa part le gouvernement birman sortant qui va transmettre le pouvoir à l’opposition pro démocratique dirigée par Aung San Suu Kyi vendredi. Malgré la levée de cet état d’urgence, ce gouvernement sortant laisse cette région de l’Arakan dans un état déplorable. 

    Il y a toujours 100 000 déplacés dans l’Arakan, la plupart des musulmans de l’ethnie rohingya, rappelle notre correspondant à Rangoon, Rémy Favre. Ils vivent dans des camps où ils ont un accès très limité à l’éducation et au marché du travail, ils ne peuvent pas en sortir. Les populations bouddhistes et musulmanes vivent de manière complètement séparée depuis près de quatre ans dans l’Arakan. Elles ne se rencontrent qu’aux limites de ces camps où les échanges de biens de consommation les rapprochent. La situation s’est donc dégradée sous le gouvernement de transition des anciens militaires. Un gouvernement qui a laissé des groupes extrémistes bouddhistes répandre des messages de haine et qui a fait voter des lois discriminatoires envers les minorités musulmanes.

    Le parti d’Aung San Suu Kyi hérite donc là d’un dossier très épineux, un dossier qui ne devrait pas être sa priorité. Aung San Suu Kyi n’en a pas parlé en ces termes, elle qui estime qu’il ne faut pas exagérer le problème arakanais, elle qui a indiqué que la Birmanie devrait faire face à de nombreux autres défis. Interrogée pendant sa campagne électorale sur le sort des musulmans de l’Arakan, Aung San Suu Kyi avait tout de même promis une protection à tous les citoyens de son pays en accord avec les droits de l’homme.

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