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    Corée du Sud: les législatives modifient le paysage politique

    media Ahn Cheol-soo, leader du du Parti du Peuple, fête sa victoire aux législatives du 13 avril 2016, à Séoul. REUTERS/Kim Myung-sub

    Coup de tonnerre électoral en Corée du Sud : déjouant tous les sondages, le parti conservateur de la présidente Park Geun-hye a perdu sa majorité au parlement à la suite des élections législatives qui se sont déroulées mercredi 13 avril. Le patron du parti conservateur Saenuri a présenté sa démission ce jeudi matin.

    Avec notre correspondant à Séoul,  Frédéric Ojardias

    C'est une fin de mandat compliquée qui s'annonce pour la présidente Park Geun-hye. Elle espérait conforter sa majorité au Parlement, afin de faire voter une série de lois de dérégulation du marché du travail très controversées ; lois qui auraient notamment permis aux entreprises de licencier plus facilement. Mais à la surprise générale, son parti obtient moins de sièges que son principal adversaire, le Minjoo, de centre gauche. Tandis que le Parti du Peuple de Ahn Cheol-soo, entrepreneur devenu politicien, réussit son pari de devenir la troisième force politique du pays.

    Le Parlement paralysé jusqu'en 2017 ?

    Le taux de participation se hisse à 58%, soit 4% de plus par rapport aux élections de 2012. Avec plus de 99% des votes comptés (prévisions Yonhap) sur 300 sièges que compte l'assemblée : 121 sièges pour le Saenuri (conservateurs), 123 pour le Parti Minjoo (centre-gauche), et 39 sièges pour le Parti du Peuple (centre-gauche aussi, issu d'une sécession avec le Minjoo).

    Le Saenuri, dont le patron a démissionné ce jeudi matin, perd donc la majorité à l'assemblée, un fait « très, très important » selon Antoine Bondaz, chercheur à l’Asia Centre et spécialiste de la péninsule coréenne, « car cela prépare en fait la possible alternance politique lors de la prochaine présidentielle en 2017. » « Cependant, poursuit le chercheur, il faut bien avoir conscience que Saenuri est plus ou moins le seul parti à droite, mais que la gauche, l'opposition, est complètement éclatée. Aucun autre parti n'est capable à lui seul d'atteindre la majorité et il y aura forcément une coalition entre plusieurs partis de gauche, ce qui s'avère pour l'instant extrêmement compliqué. »

    La Corée du Sud se retrouve donc avec un Parlement vitrifié, qui va rester bloqué jusqu'à l'élection présidentielle de décembre 2017. Alors que la loi interdit au chef de l'Etat de briguer un second mandat, les 18 prochains mois seront donc très longs pour la présidente Park Geun-hye d'autant que le scrutin d’hier sonne le départ de la course à la présidentielle. Parmi les favoris, Ahn Cheol-soo, qui a réussi mercredi son pari de faire de son Parti du Peuple la troisième force politique du pays et se place en position de force pour l’élection dans 18 mois.

    Les raisons d'un tel résultat

    Ce résultat traduit avant tout un fort mécontentement au sein de l'électorat. Mais si la droite perd sa majorité, la gauche, elle, reste divisée. « Il y a eu plusieurs lois qui ont provoqué la colère des électeurs de gauche, explique Antoine Bondaz. Notamment des réformes sur le marché du travail, et eux aussi la déception d'une partie de l'électorat qui n'a pas été satisfait par les réussites économiques du parti Saenuri, qui se présente comme le parti de droite capable de relancer la machine économique de la Corée du Sud. Il apparaît donc logique que l'alternance arrive désormais au sein du Parlement. »

    Si dans le passé les tensions avec la Corée du Nord avaient tendance à aider les conservateurs, les 42 millions d'électeurs ont puni le gouvernement pour sa gestion de l'économie : la dette des ménages et le chômage des jeunes battent des records. Les inégalités sont de plus en plus flagrantes.

    Park Geun-hye est aussi critiquée pour sa personnalité très clivante et son style autoritaire. Ses opposants l’accusent par exemple de s’être attaquée à la liberté d’expression et d’association. La présidente continuera cependant de garder la main haute sur les questions de politique étrangère. Il ne faut donc pas s’attendre à un changement de sa politique de fermeté et de sanctions renforcées à l’égard de la Corée du Nord.

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