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    Asie-Pacifique

    Séismes au Japon: course contre la montre pour retrouver des survivants

    media Des secouristes à la recherche de rescapés dans les décombres d'une maison, après un glissement de terrain, dans le village de Minamiaso, le 16 avril 2016. Mandatory credit REUTERS/Kyodo

    Le Japon a été frappé dans la nuit du vendredi 15 au samedi 16 avril par un second séisme, à 1h25 du matin (heure locale). Une secousse de magnitude 7,3 sur l'échelle de Richter, selon l’agence de météorologie japonaise, à une profondeur d’à peine dix kilomètres. Le premier séisme de jeudi soir, d’une magnitude de 6,4, n’était donc qu’un choc « précurseur ». Le Premier ministre japonais Shinzo Abe qui devait se rendre dans la région a annulé sa visite et réuni un conseil de crise.

    « Nous devons avant tout sauver des vies. C'est une course contre le temps », a lancé le Premier ministre. Plusieurs dizaines de personnes sont toujours coincées sous les décombres alors que les secousses continuent dans cette région de Kumamoto située sur l’île de Kyushu, dans le sud-ouest du Japon. Le gouvernement envoie de nouveaux hommes pour les opérations de secours. Ils devraient être au final 25 000 ce dimanche.

    Au moins 32 personnes ont été tuées lors de ce second séisme, ce qui porte le bilan à 41 morts et plus de 1 000 blessés. Les dommages sont beaucoup plus importants que lors de la secousse de jeudi, avec des bâtiments endommagés (un hôpital de Kumamoto a dû être évacué), un pont de 200 mètres s’est effondré, plusieurs routes sont éventrées, un sanctuaire a été démoli. Et dans la zone montagneuse de Minami-Aso une coulée de milliers de tonnes de boue et de pierres a emporté des maisons, une voie ferrée et une route et isolé du reste de l’île un millier d’habitants.

    Evacuations massives

    Plus de 90 000 personnes ont été évacuées - certaines habitaient près d’un barrage qui menace de céder. Des centaines de milliers de maisons sont toujours privées d’eau et d’électricité. Des incendies se sont déclarés, le réseau de transport est endommagé.

    La centrale nucléaire de Sendai où se trouvent les deux seuls réacteurs du Japon encore en service ne présente aucune anomalie, selon la compagnie qui la gère. Mais la nuit prochaine, la météo devrait se dégrader, avec de fortes pluies et du vent. On craint de nouveaux glissements de terrain et d’autres catastrophes.

    « Réplique sur réplique »

    Comme jeudi, l'épicentre du séisme a été localisé près de Kumamoto, sur l'île de Kyushu, à un millier de kilomètres au sud-ouest de Tokyo. C’est là que vit Patrick Ijima Washburn.

    « Je n’avais jamais ressenti une telle violence, des mouvements aussi forts, sous mes pieds, témoigne à RFI ce traducteur américain installé depuis longtemps au Japon. Et cela se produit deux jours d’affilée. C’est vraiment très troublant. Vous vous sentez complètement impuissant : c’est tellement inconcevable. Vous ne pouvez pas vous attendre à ce que la terre vous projette en l’air comme ça. Notre maison a tenu bon, mais tout ce qu'il y a à l’intérieur est sens dessus dessous. Depuis que nous parlons, j’ai déjà ressenti deux répliques. Celles-ci étaient petites, mais après le tremblement de terre de la nuit dernière, il y a constamment des répliques. J’ai essayé de me reposer un peu, mais c’est impossible, parce que ça n’arrête pas, il y a réplique sur réplique, elles sont toutes de différente intensité, il y en a des faibles, mais à chaque fois, cela nous rend nerveux. »

    « Dans notre quartier, plusieurs routes sont devenues impraticables, décrit cet expatrié américain. Pour l’instant, on peut encore traverser les ponts, mais ils ont été endommagés. C’est comme si des ralentisseurs avaient poussé de chaque côté. Et si jamais le pont venait à s’effondrer, qu’est-ce qu’on ferait ? Dans le voisinage, des maisons ont vu leurs toits s’effondrer, des murs sont éventrés : les gens s’entraident pour couvrir leurs toits avec des feuilles de plastique. On attend aussi des vents violents, donc, tout le monde se dépêche de réparer les toits, parce que certaines maisons sont très vieilles. »

    Ici, quasiment tout le monde a préparé un sac de survie.
    William Baerg

    William Baerg, américain originaire de Los Angeles, lui, enseigne à l’université de Kumamoto. Sa maison n'a pas été détruite, mais il reste sur le qui-vive :

    « Nous nous tenons prêts à partir à tout instant. Il ne nous reste qu’à claquer la porte et sauter dans la voiture. Ici, quasiment tout le monde a préparé un sac de survie. Nous, nous stockons tout ce dont nous avons besoin dans notre voiture. Donc, si nous nous sentons suffisamment confiants, nous dormons à la maison, mais si nous avons des doutes, nous allons dormir dans la voiture, où nous avons déjà mis nos affaires. C’est ma femme qui s’en est occupé. »

    « J’espère que tout ça va se terminer, mais vraiment, on ne peut jamais savoir. Quand on a eu le séisme de jeudi, celui évalué à 6,5, j’étais confiant. Je me disais qu’on ne pourrait pas avoir pire, mais je me suis trompé, parce que nous avons eu un tremblement de terre de 7,3. C’est le séisme le plus puissant jamais mesuré dans cette région. Il y a aussi d’autres interrogations : est-ce que cela va avoir une influence sur l’activité volcanique ? On ne peut pas trop prévoir la suite ».

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