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    Asie-Pacifique

    Navette spatiale: l'agence indienne ISRO dit avoir réussi un vol test miniature

    media La version réduite du Reusable Launch Vehicle indien, lors des préparatifs au lancement, le 14 mai dernier. HO / AFP ISRO / AFP

    L'Inde, qui tente actuellement de concevoir un nouveau lanceur spatial à moindre coût, réutilisable pour plusieurs opérations successives de mise en orbite, déclare avoir franchi un pallier, ce lundi 23 mai 2016, en testant avec succès une maquette réduite de sa future navette. Il était notamment question de tester sa résistance à l'entrée dans l'atmosphère et ses capacités à l'approche du sol.

    Les Indiens expliquent avoir franchi un passage d'étape, ce lundi, dans la conception d'une navette spatiale, autrement dit d'un véhicule spatial réutilisable plusieurs fois pour des mises en orbite de satellites artificiels. Les responsables de l'agence spatiale indienne ISRO expliquent avoir testé avec succès les capacités d'un modèle réduit de la navette RLV qu'ils espèrent réaliser dans le cadre d'une série d'opérations baptisées Reusable Launch Vehicle-Technology Demonstration Programme (RLV-TD).

    Concrètement, après avoir décollé du Satish Dhawan Space Centre (SDSC) de Sriharikota, dans l'Etat de l'Andhra Pradesh, le prototype indien, le premier doté d'ailes, a été envoyé à une altitude d'un peu moins de 70 kilomètres, avant de redescendre à très grande vitesse pour finalement amerrir « en douceur », un peu plus de 10 minutes plus tard, dans le golfe du Bengale. Il aurait bien supporté les fortes températures à son retour dans l'atmosphère, et ses systèmes de guidage, de navigation et de contrôle auraient bien fonctionné.

    « Nous avons repéré l'endroit où l'engin flotte. L'amerrissage s'est fait en douceur et le véhicule ne s'est pas brisé », explique à l'Agence France-Presse K. Sivan, directeur du centre spatial Vikram Sarabhai de Thiruvananthapuram. « La mission s'est déroulée comme prévu et les données retirées de l'expérience montrent que nous avons atteint les objectifs et prouvé les capacités de la technologie RLV », ajoute le scientifique, alors que le Premier ministre indien, Narendra Modi, a réagi, saluant le « dynamisme et le dévouement » des personnels de l'ISRO.

    Sriharikota, le 23 mai 2016. HO / ISRO / AFP

    Un objectif : réduire le coût des mises en orbite

    En matière de tests, l'étape suivante pourrait consister à faire atterrir un prototype sur une piste d'aéroport à son retour. L'objectif, à terme, étant de pouvoir réutiliser plusieurs fois un même véhicule spatial dans le cadre de missions différentes de mise en orbite de satellites, avec pour but de diviser drastiquement les coûts de telles opérations. La navette lancée ce lundi 23 mai aurait d'ailleurs été conçue avec un budget d'un milliard de roupies (13,2 millions d'euros) seulement, selon l'AFP.

    « Presque tout ce que l'ISRO a accompli ces dernières années avait déjà été réalisé avant », commente The Indian Express sur son site internet. « Il en va de même concernant le test de lundi, pour un véhicule de lancement de satellite réutilisable. Mais ce qui distingue chacune des missions de l'ISRO, néanmoins, c'est le coût. Presque toutes les missions, y compris les missions vers la Lune et Mars, ont été réalisées dans des coûts minimes, comparés aux missions similaires des autres agences spatiales. »

    « La réussite du test d'une RLV est une tentative, pour l'ISRO, de faire baisser le coût des lancements de satellites, ce qui en fera un acteur encore plus attractif sur le marché international et fera également baisser le coût de ses propres missions futures. Il s'agit d'une préoccupation importante, alors que de fréquentes allégations ont laissé entendre que les missions de l'ISRO sont un gâchis financier, au moment où l'Inde bataille encore pour apporter à sa population des réponses à ses besoins les plus basiques », ajoute The Indian Express.

    Les navettes, un secteur où la concurrence fait rage

    Sur ce secteur de recherche appliquée, depuis l'abandon par la Nasa de son propre programme de navettes spatiales en 2011, l'Inde fait face à une concurrence forte venant de groupes privés, qui cherchent eux aussi à créer des véhicules spatiaux réutilisables. Il y a le milliardaire Elon Musk (programme SpaceX), ou encore le patron d'Amazon, Jeff Bezos (Blue Origin). En décembre, SpaceX a par exemple réussi à poser le premier étage de sa fusée Falcon sur la terre ferme en Floride dès son premier essai.

    « La conception actuelle de ce lanceur réutilisable de l’ISRO repose sur une configuration type lanceur orbital à deux étages. Un premier étage ailé, à système de propulsion aérobie (à réacteur), aspire l’air pendant le vol pour brûler le carburant du réservoir. Cet étage emporte le second étage et la charge utile très haut dans l’atmosphère puis, après s’être détaché de celle-ci, il retombe au sol sur une piste d’atterrissage », explique le journaliste scientifique Gopal Raj

    « Le second étage, continue-t-il, accélère le reste du trajet de la charge utile avec un système de propulsion de fusée classique. Puis, cet étage se détache lui aussi pour retomber sur le sol. Ceci dit, d’après K. Sivan, le directeur du centre spatial Vikram Sarabhai de Thiruvananthapuram, le principal centre de développement de véhicules spatiaux de l’ISRO, des véhicules spatiaux aussi développés ne verront pas le jour avant encore une vingtaine d’années. » Mais de se montrer rassurant : « L'ISRO a ses plans pour rester compétitive à court terme aussi. »

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