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    Asie-Pacifique

    Les Cambodgiens dénoncent l'assassinat d'un commentateur critique du pouvoir

    media De nombreux Cambodgiens se sont rendus dans le temple où le corps de Kem Ley est exposé, ce 11 juillet 2016. REUTERS/Samrang Pring

    Kem Ley, l'une des personnalités les plus connues dans le pays pour ses analyses politiques, économiques et sociales ainsi que pour ses critiques, notamment contre le gouvernement en place, a été assassiné dimanche matin dans une station essence. Les autorités ont arrêté le tireur. L'homme prétend s'être vengé d'une dette non remboursée. Mais dans le contexte de tension politique, personne n'y croit.

    Avec notre correspondante à Phnom Penh,  Anne-Laure Porée

    Très vite après son assassinat, des photos de Kem Ley, étendu dans une flaque de sang, circulent sur les réseaux sociaux si bien que les Cambodgiens assiègent littéralement la station essence où a eu lieu le drame. Abasourdis, sous le choc, ils déposent des fleurs sur la voiture de la victime et attendent d'accompagner le cortège funéraire dans une ambiance où la colère se mêle aux larmes.

    Très vite aussi, les autorités annoncent qu'elles ont arrêté le meurtrier, un homme qui porte le nom étrange de Chuob Samlap, qui signifie « rencontrer pour tuer ». Celui-ci affirme s'être vengé d'une dette de 3 000 dollars non remboursée.

    Cette version des faits ne convainc personne. Même pas le porte-parole de la police nationale. Kem Ley est en effet une figure de la société civile réputée pour l'indépendance de ses analyses et ses critiques sur le développement social, l'immigration, la démocratie, les droits de l'homme et bien sûr la politique.

    Dans la foule massée à la station essence, les gens parlent de lui comme d'un homme de vérité, honnête, intrépide, qui partage les souffrances du peuple. Un vendeur confie : « Quand il parle, il a des preuves alors les gens qui ont le pouvoir ne l'aiment pas. »

    Au fil du cortège, les centaines de personnes qui accompagnent le corps deviennent des milliers. L'heure est au deuil mais déjà, pour de nombreux Cambodgiens, l'image de Kem Ley rejoint celle de deux autres figures populaires, victimes, à leurs yeux, d'assassinats politiques.

    Ce lundi, des centaines de personnes ont patienté plusieurs heures pour se rendre dans le temple, où le corps de Kem Ley est exposé. Pour Pisite Heng, journaliste, il ne fait aucun doute que Kem Ley a été tué à cause de ses prises de position politiques : « A mon avis, on ne sait pas encore la vérité sur ce meurtre. Moi, je pense que les raisons de cet assassinat sont politiques, parce que Kem Ley faisait des analyses politiques notamment sur les questions d’immigration. Il parlait du vrai Cambodge, il parlait des vrais problèmes du pays et mettait le doigt sur ce qui se passe réellement dans la société cambodgienne. Ses critiques devaient gêner le gouvernement » .
     

     

     

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