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    Asie-Pacifique

    Migrants en Australie: Ferrovial mise en cause pour violation des droits humains

    media La société Ferrovial est complice des mauvais traitements infligés aux migrants à Manus et Nauru, estime l’ONG No Business In Abuse. PEDRO ARMESTRE / AFP

    La société espagnole Ferrovial, qui gère les centres australiens de détention de migrants, est mise en cause par plusieurs ONG pour violation des droits de l'homme. L'Australie délocalise les migrants qui tentent de venir dans le pays vers des centres de détention sur l'île de Nauru et à Manus en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Traitements cruels et dégradants, absence de soins médicaux, violences sexuelles sont régulièrement dénoncés par de nombreuses institutions dans ces centres.

    Dans un rapport publié mardi 26 juillet, l'association No Business In Abuse (Pas d'affaires sans droits de l'homme) explique que Ferrovial, qui gère plusieurs aéroports dont celui de Heathrow, n'a pas respecté les principes établis par l’ONU sur responsabilité des entreprises en matière de droits de l'homme.

    La société Ferrovial est complice des mauvais traitements infligés aux migrants à Manus et Nauru, estime l’ONG No Business In Abuse, tout comme l’ensemble des banques qui l’ont soutenue quand elle a racheté l’opérateur des centres de détention en mai dernier.

    Pour Rachel Ball, co-auteur du rapport, les répercussions sont multiples : « Il y a des risques opérationnels, financiers, et de notoriété. Les compagnies impliquées dans les violations voient leur réputation salie au niveau international, ce qui a des conséquences sur leur activité commerciale, sur leur capacité à recruter de bons collaborateurs et sur d’autres aspects matériels. »

    Des employés de Ferrovial pourraient même être poursuivis pour crime contre l'humanité, selon des juristes de l'université de Stanford aux Etats-Unis. No Business In Abuse demande à Ferrovial de fermer cette activité, de libérer les demandeurs d’asiles et de leur trouver une solution d’hébergement décente.

    Pour Rachel Ball, les centres de Nauru et Manus en Papouasie-Nouvelle-Guinée sont le pire exemple qui soit. « L’ONU, les ONG et des députés australiens l’ont dit et redit : dans ces centres les droits de l’homme sont bafoués tous les jours, et à grande échelle. L’expérience australienne montre aux autres pays que le fait d’enfermer les gens qui fuient les persécutions n’est pas une réponse à la gestion des flux migratoires. » Ferrovial a annoncé qu’elle ne renouvellerait pas le contrat de gestion des centres l’an prochain.

    Ce rapport intervient alors que le gouvernement australien a ordonné ce 26 juillet une enquête suite à la diffusion sur une chaîne télévisée d’images très choquantes de jeunes délinquants maltraités dans un centre de détention pour mineurs.

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