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    Asie-Pacifique

    Les déboires des médias sociaux dans le Cachemire sécessionniste

    media Facebook dislikes. pixabay.com

    Les militants séparatistes du Cachemire indien sont vent debout contre les médias sociaux qui ont décidé de retirer de leurs plateformes des contenus liés aux récents affrontements meurtriers des Cachemiris avec les forces de sécurité indiennes. Les propos et les images postés sur leurs pages sont passés au crible, et régulièrement supprimés. Les utilisateurs lésés de Facebook et de Twitter parlent de censure et de modérateurs partisans.

    Depuis 1989, le Cachemire est en proie à un mouvement séparatiste violent qui a fait des dizaines de milliers de morts. Cette province indienne, frontalière avec le Pakistan, connaît depuis un mois une cyberguerre  en plus. Les réseaux sociaux ont été coupés pendant plusieurs jours en juillet, tout comme les liaisons téléphoniques, suite à des manifestations d’une ampleur inédite.

    Ces manifestations avaient été suscitées par la mort de Burhan Wani, un jeune militant séparatiste de 21 ans, tué le vendredi 8 juillet lors d’un échange de tirs avec les forces gouvernementales. Burhan Wani avait rejoint à 15 ans le Hizbul-Mudjahideen, le principal groupe séparatiste armé au Cachemire, après des accusations de torture dont aurait été victime son frère aux mains des forces de sécurité. Devenu un des architectes de la guerre médiatique que livrent les séparatistes au gouvernement, il était recherché par la police indienne.

    L’annonce de sa mort a mis le feu aux poudres dans la vallée sécessionniste. Les manifestants ont dénoncé la répression dont les Cachemiris sont victimes, mais ils ont également étrillé Facebook et Twitter, les accusant de faire le jeu des autorités en censurant massivement les contenus de leurs comptes.

    Privés de comptes Facebook et Twitter

    Que reprochent les rebelles cachemiris aux géants du web ? Ils les accusent de bloquer leurs comptes, de supprimer des pages, des photos, des vidéos qui révèlent les atrocités que commettent régulièrement les militaires indiens et dont les victimes sont essentiellement la population civile. Les militants affirment que c’est parce qu’ils avaient partagé sur leur page Facebook des photos de Burhan Wani qu’ils ont été privés de comptes Facebook.

    Manifestations contre la pendaison d'un activiste du Cachemire indien

    Or, ces militants purs et durs ne sont pas les seuls à dénoncer les géants du web. Les journaux publiés à partir du Cachemire ont été les premiers à accuser Facebook de censurer leurs contenus liés à la répression par les militaires indiens omniprésents dans la vallée. En février 2016, le compte d’un dessinateur de presse, très populaire, avait été bloqué après que ses fans avaient partagé sur leur page un de ses dessins évoquant la pendaison il y a trois ans d’un activiste cachemiri. Celui-ci avait toujours nié avoir commis les crimes dont il était accusé.

    Neutralité des modérateurs en cause

    La fâcherie entre Facebook et ses utilisateurs cachemiris s’est amplifiée avec l’entrée en scène il y a quelques jours des universitaires et journalistes, spécialistes du Cachemire, qui ont vu eux aussi leurs contenus supprimés sur leurs pages Facebook ou Twitter, depuis la mort de Burhan Wani. Interrogés par le journal en ligne de New Delhi The Wire, ils crient à la « censure déguisée » et s’inquiètent de l’avenir de la liberté d’expression en temps de médias sociaux. Ils pointent du doigt les réponses stéréotypées que les modérateurs rappelant que les contenus liés au terrorisme sont systématiquement supprimés car ils violent les « standards de communauté » de leurs médias.

    Pour les rebelles cachemiris tout comme pour les intellectuels qui soutiennent leur cause, ces réponses sont inadéquates car, selon eux, le séparatisme cachemiri est un mouvement identitaire et pas un mouvement terroriste. Les modérateurs chargés de passer au crible les contenus, ont-ils les outils intellectuels et historiques nécessaires pour faire la distinction, s’interrogent-ils. Ils ne se permettent pas toutefois de jeter le doute sur la neutralité des modérateurs, comme l’a fait récemment le gouvernement pakistanais en suggérant que l’équipe de modération de Facebook était composée majoritairement d’Indiens sans en apporter la moindre preuve. Rappelons que l’Inde et le Pakistan se disputent le Cachemire depuis la partition du sous-continent en 1947. Les deux pays se sont livré trois guerres, chacun revendiquant cette région montagneuses dans son intégralité.
     

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