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    Asie-Pacifique

    Pakistan: le groupe EI revendique l'attentat meurtrier dans un hôpital à Quetta

    media L'attentat a été revendiqué dans un premier temps par le groupe Jamaat-ul-Ahrar, dissident des talibans pakistanais, puis par le groupe Etat islamique. REUTERS/Naseer Ahmed

    Le groupe Etat islamique a affirmé que l'attentat perpétré ce lundi 8 août dans la ville pakistanaise de Quetta et qui a fait au moins 70 morts, avait été mené par l'un de ses membres, selon l'agence Amaq, organe de propagande de l'organisation jihadiste. Le kamikaze a fait détonner sa charge explosive au milieu d'une foule en deuil devant un hôpital.

    Le terroriste a déclenché sa bombe au moment où une cinquantaine de personnes, en majorité des avocats, rentraient dans le service des urgences pour accompagner la dépouille du bâtonnier du Balouchistan, assassiné ce lundi matin par des inconnus alors qu’il sortait de chez lui.

    Le Premier ministre Nawaz Sharif, qui s’est rendu sur place, a condamné l’attentat. « Nous ne laisserons personne troubler dans cette province la paix qui y a été restaurée grâce aux nombreux sacrifices des forces de sécurité, de la police et du peuple », a-t-il indiqué selon un communiqué de son bureau. L’armée a été déployée dans les hôpitaux de Quetta.

    « Le bilan a atteint 70 morts et 112 blessés », a indiqué à la presse le Dr Massoud Nausherwani, chef des services de Santé du Baloutchistan.

    Première revendication

    L'attentat a été dans un premier temps revendiqué par voie électronique par le groupe Jamaat-ul-Ahrar dissident des talibans pakistanais. « C'est un groupe connu qui avait fait scission du mouvement taliban pakistanais à l'été 2014, explique Gilles Bocquerat, chercheur associé à la Fondation pour la recherche stratégique, contacté par RFI. La raison était qu'à l'époque, des négociations avaient été entamées entre le mouvement taliban pakistanais et le gouvernement. Mais ce groupe s'était positionné en opposition à ces négociations, estimant qu'il n'y avait pas de concession à faire au gouvernement, tant qu'on aurait pas la charia appliquée au Pakistan. »

    Jamaat-ul-Ahrar a pu par le passé revendiquer des attentats qu'il n'avait pas commis. « Le Tehreek-e-Taliban Pakistan Jamaat-ur-Ahrar (TTP-JA) revendique cet attentat et s'engage à continuer à mener ce genre d'attaque. Nous publierons bientôt une vidéo à ce sujet », a déclaré son porte-parole, Ehsanullah Ehsan, dans le communiqué.

    Jamaat-ul-Ahrar a prêté allégeance à l’organisation Etat islamique, et c'est lui qui a revendiqué l’attentat de mars dernier dans un parc à Lahore, qui avait fait 70 morts, en majorité des femmes et des enfants. Le groupe terroriste a promis ce lundi de multiplier les attaques « jusqu'à l'instauration d'un système islamique au Pakistan ».

    Deuxième revendication

    C'est plus tard dans la soirée de ce lundi, par le biais de son organe de propagande, l'agence Amaq, que le groupe jihadiste EI s'est attribué la paternité de l'attentat. « Un kamikaze de l'Etat islamique a déclenché sa ceinture explosive lors d'un rassemblement d'employés du ministère de la Justice et de la police pakistanaise dans la ville de Quetta », indique Amaq.

    Le Balouchistan, frontalier de l’Iran et de l’Afghanistan, fait l’objet d’attentats ciblés depuis plus de dix ans. Cette province abrite une rébellion séparatiste, mais aussi des talibans, sans parler des violences entre sunnites et chiites.


    Les avocats pakistanais réagissent

    « Nous venons de nous réunir à la Haute Cour de Lahore et nous avons décidé de manifester contre ce qui s’est passé à Quetta, et nous appelons à la grève des avocats, parce que ce genre d’incident n’avait jusqu’ici jamais visé des avocats. Et les avocats dans tout le Pakistan vont aussi manifester. Le gouvernement n’a donné absolument aucune protection à la communauté des avocats. Nous pensons qu’il s’agit d’une attaque planifiée, ce meurtre du président du barreau de Quetta et ensuite celui des avocats qui étaient venus le voir à l’hôpital. Le gouvernement doit comprendre que c’était planifié », a déclaré à RFI l'ancien président du barreau de Lahore.

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