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    Asie-Pacifique

    Afghanistan: vers une attaque talibane dans la capitale provinciale du Helmand?

    media Les forces de sécurité afghanes se préparent au combat contre les talibans dans le district de Nad Ali, province du Helmand, le 10 août 2016. NOOR MOHAMMAD / AFP

    Les combats font rage entre les talibans et l'armée afghane dans la province méridionale du Helmand, où une vaste offensive des insurgés islamistes lancée il y a 12 jours menace désormais la capitale provinciale, Lashkar Gah. L'armée, qui a dépêché ses forces spéciales dans la zone, affirme desserrer la pression autour de la capitale. En attendant, environ 30 000 personnes ont été déplacées par les combats. L'ONG Médecins sans frontières tire la sonnette d'alarme.

    Les autorités de la province afghane du Helmand et les autorités locales craignent une crise humanitaire sur place. Elles font état d'un manque d'eau et de nourriture. Pour Guilhem Molinie, représentant de Médecins sans frontières (MSF) en Afghanistan - qui gère un hôpital à Lashkar Gah -, la situation est « très inquiétante ».

    « Les populations qui habitent les villages autour de Lashkar Gah et les populations qui habitent la capitale provinciale, aujourd’hui, sont très inquiètes. Il y a eu un afflux très évident la semaine dernière de blessés et de corps de gens qui avaient été tués dans les combats », explique M. Molinie depuis Kaboul, la capitale du pays.

    « Ensuite, continue-t-il, au cours du week-end dernier, la situation s’est au contraire stabilisée. En fait, les patients n’arrivaient plus à rejoindre l’hôpital. Les routes qui accèdent à la ville ont été bloquées et donc, les populations des villages avoisinants n’arrivent plus à rentrer [à Lashkar Gah], ou ne le souhaitent plus parce qu’ils se rendent compte que les combats se rapprochent. »

    Selon le représentant de MSF, la route d’accès qui amène à Lashkar Gah, ville de 200 000 habitants, est « a priori sous le contrôle de l’opposition » depuis trois jours, ce qui complexifie la situation. « On voit dans la ville que les prix ont augmenté. Il y a pas mal de magasins qui ont fermé, des businessmen qui ont mis leur stock à l’abri dans leur maison », décrit Guilhem Molinie.

    Un hôpital fonctionnel de 300 lits prêt à accueillir les blessés à Lashkar Gah

    MSF observe « une préparation de la ville à une potentielle attaque ». Car dans le Helmand, l'armée afghane est en grande difficulté, malgré l'appui des Américains. Kaboul a tenté jeudi 11 août une contre-offensive pour repousser les talibans menaçant de s'emparer de Lashkar Gah.

    Mais si l'offensive des insurgés venait à réussir, la prise de la ville pourrait porter un coup sévère à l'armée, comme en octobre 2015, lorsque les insurgés avaient réussi à prendre le contrôle durant deux semaines de Kunduz, la capitale de la province du même nom. Un hôpital géré par MSF sur place avait alors été détruit par une frappe américaine qui a fait 42 morts.

    Guilhem Molinie explique que son organisation a tiré des leçons de cette attaque. « Nous devons prendre en charge une communication très élargie, et très dynamique de tous les acteurs potentiels du conflit (milices, armée, coalition internationale, NDLR), pour nous assurer que chacun, individuellement, a bien reçu l'information selon laquelle l'hôpital est fonctionnel, avec aujourd'hui environ 600 personnels afghans. C'est un hôpital de 300 lits, donc un très gros hôpital provincial. »

    « L'un des enseignements de Kunduz, ajoute l'humanitaire, c'est que la guerre est aujourd'hui menée par des forces spéciales qui, parfois, connaissent très peu le terrain. » D'où l'impératif de s'assurer que « tout le monde a reçu l'information sur le fonctionnement de l’hôpital ». « Aujourd'hui, on est toujours dans cet hôpital, on se prépare à recevoir tous les blessés qui pourraient nous arriver des combats », martèle Guilhem Molinie.

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