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    Asie-Pacifique

    Papouasie: inquiétude des ONG avant la fermeture d'un camp de migrants à Manus

    media La police de Papouasie Nouvelle Guinée lourdement armée à Port Moresby, le 8 juin 2016. (Photo d'illustration) PNGFM News / via REUTERS

    L'Australie et la Papouasie Nouvelle-Guinée ont annoncé ce mercredi 17 août la fermeture du centre de rétention de réfugiés et demandeurs d'asile sur l'île de Manus, sans toutefois préciser la date. Le ministre australien de l'Immigration a tenu à souligner qu'aucun de ces réfugiés (environ 800 hommes) ne serait accepté sur le sol australien, sans toutefois préciser leur future destination. Les ONG d'aide aux réfugiés s'inquiètent pour l'avenir de ces réfugiés.

    Pamela Curr, la coordinatrice du Centre de ressources pour les demandeurs d'asile, l’une des plus importantes ONG australienne d’aide aux réfugiés, est partagée après l'annonce de la fermeture du camp de rétention pour réfugiés de l'île de Manus, ce mercredi 17 août. « Nous sommes soulagés, car nous savons à quel point ces hommes sont désespérés et connaissons leurs terribles conditions de détention, mais dans le même temps nous sommes très inquiets », confie la militante jointe par RFI.

    La fermeture du camp de Manus a été annoncée par Peter O'Neill, le Premier ministre de Papouasie Nouvelle-Guinée, « ce qui ne laissait plus trop le choix au ministre australien de l'Immigration Peter Dutton, qui a dû s'aligner sur ces propos », explique-t-elle. « Les deux ministres se sont accordés sur une chose : ils ne veulent pas admettre les réfugiés, n'en ont pas les capacités et veulent les renvoyer ailleurs. Notre soulagement est donc mitigé, car les deux ministres refusent de se prononcer sur la destination et l'avenir de ces 800 hommes. »

    D'autant plus que « presque tous répondent aux critères de réfugiés, rappelle Mme Curr. Ils ne peuvent donc pas être renvoyés chez eux. Mais malgré tout, le gouvernement australien a proposé à certains d'entre eux – des Iraniens – la somme de 10 000 dollars et même jusqu'à 20 000 dollars pour rentrer chez eux. 20 000 dollars pour les convaincre de retourner dans leur pays ! »

    Comment l’Australie exporte l’accueil de migrants dans des camps offshore

    Quel avenir ?

    La question est désormais de savoir ce que vont devenir ces réfugiés. Car « un grand nombre d'entre eux sont malades, souffrent de problèmes mentaux, certains parlent tout seul, entendent des voix », explique la coordinatrice du Centre de ressources pour les demandeurs d'asile.

    Elle rappelle que le gouvernement australien a jusqu'ici essayé de les envoyer dans d'autres pays, aux Philippines, au Timor et même dans des pays d'Amérique du Sud. Mais cette politique n'a pas marché. « Ce qui nous inquiète, c'est que les autorités pourraient emmener ces réfugiés par bateaux vers l'île Christmas, qui est un protectorat australien, ajoute-t-elle. Sur cette île se trouve un énorme complexe hautement sécurisé, une sorte de Guantanamo. Il y a quelques années il y avait 2 700 personnes détenues dans ce camp. Aujourd'hui il y en a environ 200. »

    Pour elle, l'un des objectifs des autorités est « de rendre les conditions invivables dans ces centres pour inciter les réfugiés à rentrer chez eux. Certains ont d'ailleurs témoigné qu'ils préféraient mourir chez eux d'une mort rapide plutôt que de rester en Papouasie Nouvelle Guinée et d'y mourir d'une mort lente ».

    A (re)lire → Journée mondiale des réfugiés 2016: notre dossier

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