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    Asie-Pacifique

    Quel G20 pour François Hollande?

    media Hangzhou, le 4 septembre 2016. En marge du G20, François Hollande a rencontré son homologue russe Vladimir Poutine, qui échange ici avec le chef de l'Etat turc, Recep Tayyip Erdogan. REUTERS/Damir Sagolj

    Les vingt plus grandes puissances économiques du monde se réunissent ces 4 et 5 septembre, à Hangzhou en Chine. Dix-neuf pays et l'Union européenne (UE) y discutent des politiques financières et économiques. Un rendez-vous ouvert par le président chinois Xi Jinping qui, dans son discours, a plaidé pour une économie mondiale ouverte. Ce G20 est le dernier du quinquennat de François Hollande. Dès son arrivée, ce dernier a fixé ses priorités.

    Avec notre envoyé spécial à HangzhouGuillaume Naudin

    L’international, le régalien et le présidentiel, c’est de cela que François Hollande veut s’occuper pendant son escapade chinoise. A son arrivée à Hangzhou, le président français a clairement défini ses priorités pour ce sommet.

    Le climat et l’application de l’accord de Paris de décembre 2015, que les Etats-Unis et la Chine ont annoncé avoir ratifié, juste avant cette rencontre. « Nous avons remporté un premier succès, puisqu’avant même que le G20 n’ait commencé, la Chine, et les Etats Unis, qui sont les gros émetteurs, ont annoncé leur ratification, s'est réjouit François Hollande. Donc, à la fin de l’année, la plupart des grands pays doivent ratifier les accords de Paris pour qu’on mette en œuvre nos engagements. Je vais montrer l’exemple puisque la France va lancer une obligation verte. C’est la première fois au monde que l’Etat va lancer ce type d’emprunt pour financer des investissements qui visent à lutter le réchauffement climatique. Je rappelle qu’à Paris, 100 milliards d’euros doivent être mobilisés chaque année à partir de 2020-2022 pour lutter contre le réchauffement climatique. »

    La lutte contre le terrorisme et son financement, en luttant notamment contre les zones grises du système fiscal international, révélées par les « Panama papers ».

    La transparence fiscale est l'une des priorités affichées et régulièrement discutée depuis des années. Mais si des progrès ont été faits, l'actualité récente a prouvé qu'il reste encore beaucoup de travail sur le sujet. « Nous sommes prêts à agir contre les juridictions qui ne se conforment pas aux normes internationales en matière de transparence fiscale. » Cette phrase, ce n’est pas dans le communiqué final de ce sommet que l’on peut la retrouver, mais dans celui du G20 de 2009. C’était au lendemain de la crise financière de 2008 et c’était à Londres. Le locataire de l’Elysée de l’époque était d’ailleurs tellement enthousiaste qu’il n’avait pas hésité à annoncer la fin du secret bancaire et des paradis fiscaux.

    Si des progrès ont été enregistrés, notamment sur le secret bancaire en Suisse par exemple, l’affirmation est un peu exagérée. Car depuis, il y a eu les « Panama papers » et leurs révélations sur les créations de sociétés offshore et leur pratiques de dissimulation des revenus.

    Malgré ces fuites, il n’y a plus aucun pays inscrit sur la liste de l’OCDE, dont les règles sur l’échange d’information ont été adoptées depuis des années par les pays mis en cause. C’est pourquoi, plusieurs participants, dont François Hollande, souhaitent que l’on puisse dresser une liste des pays non coopératifs. Question financière, mais aussi question sécuritaire : pour le président français, le financement du terrorisme passe forcément par les zones grises de l’information financière et il espère que cet argument saura convaincre les Etats récalcitrants à partager les informations intéressant les autorités fiscales des pays du G20.

    Rencontre infructueuse avec Poutine

    Le sommet du G20 n'est pas seulement l'occasion de parler de l'économie mondiale. Cela permet aussi aux dirigeants politiques de se rencontrer en tête à tête. C'est ce qu'ont fait Vladimir Poutine et François Hollande ce dimanche, sans vraiment avancer.

    Ce n’est un secret pour personne, les relations entre la France et la Russie sont marquées par des désaccords de fond et elles ne sont pas facilitées par le rapport personnel entre Vladimir Poutine et François Hollande. Les deux hommes se sont pourtant parlé en tête à tête pendant environ 1h20 au premier jour de ce G20. Avec dans leurs discussions toujours les deux mêmes dossiers.

    L’Ukraine d’abord. Plus précisément des moyens d’arriver à une solution pacifique malgré des divergences qui restent substantielles. Il en est ainsi de la Crimée sur laquelle chacun a de nouveau exprimé sa position selon une source diplomatique française. Ils sont néanmoins tombés d’accord pour dire que les discussions sur le cas ukrainien devaient continuer sous le « format dit de Normandie », c’est-à-dire Russie, Ukraine Allemagne et France.

    Autre dossier évoqué : la Syrie. Tandis que François Hollande insistait sur la situation humanitaire à Alep, Vladimir Poutine a informé son homologue Français de l’état des négociations en cours entre Russes et Américains en vue d’un cessez-le-feu. Selon la même source diplomatique française, les discussions n’avancent pas vers un aboutissement. Daçon pudique de confirmer qu’elles sont même en recul selon des sources américaines.

    Respiration

    Enfin, pour le président français, ce sommet est une respiration, même s’il pense sans doute déjà au discours sur la France qu’il doit prononcer jeudi 8 septembre à Paris, et que l’on imagine important sur le chemin d’une candidature à la présidentielle de 2017.

    Pas un mot, en revanche, sur l’enquête d’opinion publiée dans le Journal du dimanche, selon laquelle 85 % des personnes interrogées sont opposées à ce qu’il se représente.

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