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    Asie-Pacifique

    Corée du Sud: le réchauffement climatique fait pousser les fruits tropicaux

    media Le marché Dongmun, sur l'île coréenne de Jeju, où la culture de la mandarine est menacée par le réchauffement climatique. Wikimedia Commons/thddbwnd

    Le réchauffement climatique devient une réalité de plus en plus tangible. Dans l'océan Pacifique, des îles disparaissent. Partout dans le monde, les inondations du littoral se multiplient et dans la tempérée Corée du Sud, les agriculteurs peuvent désormais faire pousser des fruits tropicaux. Notamment sur l’île de Jeju, où la hausse des températures permet désormais de cultiver papayes, mangues et autres fruits du dragon. La Corée du Sud a pourtant un climat très peu propice à de telles cultures.

    Proche de la Sibérie, la Corée possède un climat très continental, avec un thermomètre qui peut descendre l’hiver en dessous de -10°C. Mais en un siècle, les températures moyennes ont augmenté de 1,6°C, soit un rythme environ deux fois plus rapide que sur le reste de la planète. Tout au sud de la péninsule coréenne, sur l’île de Jeju, où le climat est déjà naturellement plus doux, ce réchauffement permet désormais aux agriculteurs de l’île, sous serre et à grande échelle, des fruits qui d’habitude poussent sous des climats tropicaux, comme la papaye ou la mangue.

    Le commerce de la papaye est en l'occurrence très lucratif pour les agriculteurs : son prix au kilo en Corée est dix fois plus élevé que celui des mandarines, la culture emblématique de l’île. Le quotidien Joongang Ilbo révèle qu’un nombre croissant d’exploitations sont en train de passer de la culture des mandarines à celle des mangues. Ce phénomène n’est pas limité à Jeju. Des fruits tropicaux commencent aussi à être cultivés dans d’autres régions méridionales du pays, vers les villes de Busan et de Daegu.

    Le gouvernement joue un rôle moteur dans cette réorientation agricole. Il a établi sur l’île de Jeju un Institut de recherche sur le réchauffement climatique et l’agriculture. Son objectif est d’évaluer l’impact de la hausse des températures sur les cultures traditionnelles telles que le chou, le riz et le piment et de se préparer au pire. Cet institut estime qu’au rythme actuel, si rien n’est fait pour limiter des émissions de gaz à effet de serre, la température à Jeju augmentera de 4,6°C d’ici 2070.

    Le kimchi en voie de disparition ?

    Le gouvernement coréen expérimente donc déjà la culture d’une quarantaine de plantes et fruits tropicaux venus d’Amérique centrale ou d’Asie du Sud-Est, comme la carambole et la chayote, afin de déterminer ceux qui seront le plus profitable. Il s’est aussi lancé dans la culture d’arbres méditerranéens. Une toute première récolte d’olives est ainsi attendue à Jeju cette année.

    Si le thermomètre continue de monter, les chercheurs de cet institut prédisent une baisse des récoltes de riz de 14% d’ici 2040, et une disparition progressive de la culture des pommes. Ils estiment aussi que d’ici quinze ans, la culture du chou qui sert à fabriquer le kimchi, ce condiment phare de la cuisine coréenne, sera aussi affectée.

    Cette année déjà, le secteur de la pêche en Corée du Sud a souffert des températures estivales record. Les températures trop élevées de l’eau ont tué quantité de poissons et de fruits de mer. La chaleur favorise aussi l’apparition d’algues toxiques. La Corée du Sud expérimente donc dès aujourd’hui des cultures alternatives, vues comme une assurance au cas où l’humanité se montre incapable d’enrayer le réchauffement climatique.

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