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    Asie-Pacifique

    Migrants maltraités: le gouvernement australien sur le grill

    media Des demandeurs d'asile dans le centre de Manus, le 21 mars 2014. AAP/Eoin Blackwell/via REUTERS

    En Australie, le gouvernement est sous pression, soupçonné par les Verts et par les travaillistes de fermer les yeux sur des abus commis contre des dizaines de migrants enfermés par l'Australie à Nauru et à Manus, en Papouasie Nouvelle-Guinée. Le Sénat australien a donc ouvert une enquête le lundi 12 septembre ; elle sera chargée de déterminer ce qui se passe réellement dans ces centres de rétention.

    Avec notre correspondante à Melbourne, Caroline Lafague

    Cela fait 4 ans que l'Australie a placé ces demandeurs d'asile à Nauru et Manus et au moins 3 ans que des migrants se plaignent de mauvais traitements, et rien n'avait changé jusqu'à présent. Alors pourquoi cette commission d'enquête ? Cela est largement dû au scoop du quotidien The Guardian Australia, qui a publié début août plus de 2 000 rapports d'incidents écrits par des employés du centre de rétention de Nauru et qui ont fuité par une source anonyme.

     → A (RE)LIRE : «Nauru Leaks»: la condition des migrants retenus par l'Australie dans l'océan

    Et la grande question est de savoir ce que le gouvernement australien a fait pour protéger ces migrants ? A-t-il déclenché des enquêtes pour punir les coupables ? Y a-t-il eu négligence ? D'est ce que devra déterminer la commission d'enquête du Sénat.

    Du « baratin », selon les autorités

    Car cela fait 4 ans que le pouvoir australien garde un silence assourdissant sur ce qui se passe dans les centres de Nauru et Manus. Les journalistes n'y ont pas accès, sauf ceux qui sont favorables au gouvernement australien, et récemment, Nauru a refusé un visa à deux députés danois et à un député australien qui voulaient visiter le centre. Quant aux employés, ils sont muselés. Ils peuvent écoper de deux ans de prison s'ils témoignent de ce qu'ils ont vu dans les centres de détention.

    C'est la première fois que des documents officiels de l'administration du camp fuitent mais malgré cela, le ministre de l'Immigration, Peter Dutton, répète que ces 2 000 plaintes et témoignages de migrants sont du « baratin ». Selon lui, les migrants veulent se faire passer pour des victimes dans le but d'obtenir, enfin, un visa pour l'Australie...

    Critiques des travaillistes

    De son côté, l'opposition travailliste a toujours soutenu la détention des migrants à l'étranger, mais cette fois-ci, elle s'est désolidarisée de la majorité libérale.

    Elle a en effet voté pour l'ouverture d'une commission d'enquête lundi, avec les Verts et une poignée d'indépendants car, dit le porte-parole travailliste, Shayne Neumann, « l'Australie a le devoir de faire en sorte que ces personnes déjà vulnérables ne soient pas soumises à de nouveaux mauvais traitements ».

    Au-delà de cette question, la commission sénatoriale doit examiner les mesures prises par le gouvernement pour trouver un pays d'accueil aux 2 000 migrants. L'accord de l'Australie avec le Cambodge a capoté. Canberra refuse toujours de les accueillir en Australie et a repoussé l'offre de la Nouvelle-Zélande car ce serait une récompense pour les migrants : une fois devenus citoyens néo-zélandais, ils pourraient automatiquement s'installer en Australie, comme le prévoit la loi.

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