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    Cambodge: au pouvoir depuis 31 ans, Hun Sen menace «d’éliminer» la contestation

    media Le Premier ministre cambodgien Hun Sen, le 1er septembre dernier dans la province de Kandal. REUTERS/Samrang Pring

    Au Cambodge, les tensions politiques montent d’un cran, avec un discours particulièrement musclé du Premier ministre Hun Sen lundi 19 septembre. Il a menacé « d’éliminer » ceux qui manifesteraient contre son gouvernement, ceux qui détruiraient selon lui la sécurité et l’ordre social.

    De notre correspondante à Phnom Penh,

    Pour l’instant, il s'agit surtout d'une guerre des mots. Le Premier ministre cambodgien est très offensif : il parle de « se battre » contre ses opposants et de les « écraser jusque dans le nid ». Hun Sen est en colère. Ou bien, à tout le moins, il joue la colère. Au niveau verbal, on n’avait jamais atteint ce degré de menace. Le dialogue politique a basculé dans la sommation.

    Un côté joue l’armée, l’autre la rue. Menacer de manifester, pour l'opposition, c'est une réponse à la condamnation de l'opposant Kem Sokha. Ce dernier a écopé de cinq mois de prison et 200 dollars d’amende pour avoir refusé de se présenter comme témoin dans un procès, considéré par nombre d’observateurs, comme une machination politique.

    Cette affaire paralyse l’opposition, à moins d’un an des élections communales. Kem Sokha est contraint de demeurer au siège de son parti pour éviter une arrestation. Il ne peut pas faire campagne. Sam Rainsy, numéro 1 de l’opposition, a choisi l’exil en France pour éviter la prison, après sa condamnation dans une autre affaire tout aussi politique.

    Plus inquiétant : les récentes démonstrations de force de l’unité des gardes du corps de Hun Sen. Outre des exercices militaires retentissants, elle a multiplié les déclarations d’allégeance au Premier ministre.

    Une démonstration de force, ou l’expression d’une faiblesse ?

    Hun Sen affirme qu’il n’est pas prêt à lâcher le pouvoir. Il montre à l’opposition, mais aussi à l’électorat, que l’homme fort est toujours là. Et qu’il est soutenu. Néanmoins, en montrant sa force, il dévoile aussi son inquiétude.

    Au pouvoir depuis 31 ans, le Premier ministre est très contesté depuis les élections législatives de 2013. Et ce qui s’est exprimé dans les urnes à cette époque continue de s’exprimer. L’assassinat de l’analyste politique Kem Ley, en juillet dernier, est emblématique. La foule, qui a salué le cortège funèbre, était en soi un message politique fort.

    Bon nombre de personnes pensent en effet, à tort ou à raison, qu’il a été assassiné sur ordre de Hun Sen ou de ses proches. D’où peut-être cette peur d’un mouvement de masse de la part du Premier ministre. Alors, pour contrer ses opposants, Hun Sen se prévaut de beaux résultats économiques.

    Mais ici et là, au détour des conversations, des inquiétudes se font entendre. L’explosion de la bulle immobilière fait peur, tout comme l’endettement des plus pauvres. Le manque d’emploi exaspère. Et, surtout, la chute du prix du riz fait gronder les campagnes. Suffira-t-il que le Premier ministre hausse le ton pour que cessent les craintes et les reproches ? Rien n'est moins sûr.

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