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    Asie-Pacifique

    Corée du Sud: la mort d'un militant pro-démocratie suscite la controverse

    media Séoul, juillet 2015, dans le quartier d'Itaewon. Photographer: Woohae Cho/Bloomberg via Getty Images

    La mort d’un ancien militant pro-démocratie de 68 ans suscite une très vive controverse en Corée du Sud. L’homme avait été grièvement blessé par un canon à eau utilisé par la police lors d’une manifestation en novembre dernier. Son décès dix mois plus tard est vu par les opposants au gouvernement sud-coréen comme le symbole d’une dérive autoritaire du pouvoir et d’une dégradation de la liberté d’expression et de manifestation.

    De notre correspondant à Séoul

    Baek Nam-gi est un agriculteur qui a participé à une grande manifestation l’année dernière sur la place de Gwanghwamun, en plein centre de Séoul. La manifestation visait à faire pression sur les autorités pour qu’elles garantissent les prix du riz, lesquels chutent en raison – entre autres – de la signature d’accords de libre-échange.

    La présence policière était massive, des violences ont eu lieu de part et d’autre, et la police a tiré sur les manifestants au canon à eau – une eau mélangée à des produits lacrymogènes. Baek Nam-gi, âgé de 68 ans, a été touché et a perdu connaissance. Les images de cet homme inanimé, allongé par terre dans une espèce de mousse blanche, ont fait le tour des réseaux sociaux et ont provoqué une vive émotion. L’opposition a accusé la police d’avoir fait un usage excessif de la force. Le rapporteur des Nations unies pour la liberté de manifestation s’est emparé de l’affaire et a critiqué l’usage de canons à eau « contre des manifestants pacifiques (…) sans justification apparente ».

    Un « faux » certificat de décès

    Ses funérailles ont attiré des centaines d’étudiants et d’opposants au gouvernement, aussitôt encadrés par des milliers de policiers. La colère de ces opposants s’est accrue quand le certificat officiel de décès de Baek Nam-gi a indiqué que l’homme était décédé de… maladie. L’hôpital est accusé d’avoir cédé aux pressions du gouvernement pour maquiller les raisons du décès. Des soupçons renforcés par des documents rendus publics par l’opposition, qui montrent que l’homme est mort d’une hémorragie causée par un traumatisme externe.

    Le week-end dernier, des milliers de manifestants ont protesté devant l’hôpital, pour exiger que les responsables de la mort de Baek Nam-gi soient punis. Mais la présidente, Park Geun-hye, ainsi que la police, adoptent une ligne intransigeante et refusent de présenter des excuses.

    Le souvenir du combat pour la démocratie

    Ces tensions ont une forte résonnance historique : elles sont un écho des affrontements violents entre police et militants pro-démocratie à l’époque des dictatures militaires, des années 60 aux années 80. Ces luttes ont laissé des traces : pour un étranger, il est très frappant de voir le nombre démesuré de policiers déployés à chaque manifestation à Séoul, aussi minime soit-elle.

    Baek Nam-gi était lui-même une figure importante de ces mouvements pro-démocratie. Dans les années 70 il a été expulsé deux fois de son université pour avoir organisé des manifestations contre le père de la présidente actuelle, le président et général Park Chun-hee. Il a été envoyé en prison. Il a même appelé une de ses filles « Minjuhwa », ce qui signifie « démocratisation ».

    Et près de 40 ans plus tard, les milieux progressistes craignent une régression démocratique sous la houlette de la présidente actuelle.  Une régression qui s’exprime, entre autres, par des pratiques policières qui se radicalisent.

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