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    Asie-Pacifique

    Attaque meurtrière dans une école de police au Baloutchistan près de Quetta

    media Le collège d'entraînement de police de Quetta, où s'est déroulée l'attaque dans la nuit du lundi au mardi 25 octobre 2016, à une vingtaine de kilomètres de la capitale du Baloutchistan. REUTERS/Naseer Ahmed

    Un groupe armé a pris d'assaut une école de police, dans la nuit du mardi 25 octobre 2016 à vingtaine de kilomètres de Quetta, dans le sud-ouest du Pakistan. Bilan de l'attaque, qui a duré plusieurs heures : au moins 58 morts et des dizaines de blessés, dont bon nombre dans un état critique. Le groupe Etat islamique et les talibans pakistanais ont émis des revendications.

    Avec notre correspondant à Islamabad,  Michel Picard

    Il était aux alentours de 22 h (heure locale) lundi soir, lorsqu'entre trois et six assaillants très lourdement armés ont attaqué un centre de formation de la police à une vingtaine de kilomètres au sud de Quetta, dans la province instable du Baloutchistan. Il y a au Baloutchistan une insurrection de faible intensité, explique à RFI Mariam Abou Zahab, chercheur au CERI (centre d'études et de recherche internationale) : à la fois une insurrection autonomiste baloutche qui dure depuis plusieurs décennies et aussi une forte présence de groupes liés plus ou moins aux talibans pakistanais.

    L’assaut a débuté par des tirs coordonnés, suivis d'une intrusion dans les dortoirs où sont habituellement logées 700 recrues. Selon l’armée, seulement 200 personnes étaient présentes dans le centre de formation au moment de l'offensive.

    Les rafales ont duré une bonne partie de la nuit. De très lourds renforts de l’armée et de la police ont été déployés rapidement. Mais il aura fallu attendre 4 h ou 4h30 du matin pour que les échanges de tirs cessent.

    La fin de l’attaque, qui aura donc duré au moins six heures, a été marquée par plusieurs très lourdes explosions quand les assaillants ont déclenché leurs ceintures d’explosifs.La zone de l'attaque est totalement bouclée par l’armée.

    Les autorités ont attribué l’attaque à une faction du groupe islamiste Lashkar-e-Jhangvi, allié des talibans pakistanais. Une piste issue des conversations téléphoniques échangées toute la nuit entre les assaillants et des interlocuteurs basés en Afghanistan.

    Deux revendications à l'attaque

    Plus tard, l'assaut a fait l'objet de deux revendications distinctes, la première des talibans pakistanais (TTP) et la seconde de l'organisation Etat islamique (EI). Le centre de recrutement de la police est situé à une soixantaine de kilomètres de la frontière afghane, dans une province connue comme l’un des fiefs des talibans pakistanais.

    « Là on a vu plusieurs revendications dont une revendication d’un mouvement des talibans pakistanais «karachis» dont personne n’avait jamais entendu parler. Et bien entendu l’Etat islamique l’a revendiqué, comme depuis quelque temps il revendique toutes les attaques de ce style au Pakistan. Ça ne veut pas dire pour autant que l’Etat islamique soit responsable de cet attentat. Cela intervient à un moment où les relations sont extrêmement tendues avec l’Inde et avec l’Afghanistan. Les porte-parole des autorités ont immédiatement accusé l’Afghanistan sans le dire ouvertement, mais en disant : ces groupes désormais n’interviennent plus à partir du Pakistan, mais ils ont tous un sanctuaire en Afghanistan », poursuit Mariam Abou Zahab.

    En août dernier, dans la ville de Quetta, un attentat avait ciblé des avocats, faisant plus de 70 morts. Mais cette nouvelle attaque rappelle surtout celle de fin 2014, dans une école militaire de Peshawar - 150 morts, essentiellement des adolescents.

    → à (re)lire: Mort de Malik Ishaq, chef du groupe terroriste anti-chiite Laskhar-e-Jhangvi

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