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    Louant l'ex-candidat souverainiste pour son soutien et se disant «fière de cette alliance» pour «défendre main dans la main un projet commun» en vue du second tour, Marine Le Pen a déclaré ce samedi : «Présidente de la République, je nommerai Nicolas Dupont-Aignan Premier ministre de la France». La candidate du Front national opposée à Emmanuel Macron au second tour de la présidentielle a fait cette annonce lors d'une déclaration à la presse en compagnie de son nouvel allié.

    Asie-Pacifique

    Le Japon va exporter de la technologie nucléaire civile en Inde

    media Le Premier ministre indien Narendra Modi et son homologue japonais Shinzo Abe, le 11 novembre 2016 à Tokyo. REUTERS/Franck Robichon/Pool

    Le Japon et l'Inde ont signé un accord dans le domaine du nucléaire civil. Cet accord autorisera les entreprises japonaises à exporter de la technologie nucléaire en Inde. C'est la première fois que le Japon conclut un accord de ce genre avec un pays qui n'est pas signataire du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires.

    C'est une première : le Japon, pays d'Hiroshima et de Nagasaki, va fournir des technologies nucléaires et du carburant à l'Inde, une nation capable de produire une bombe atomique, qui se livre à des essais nucléaires et qui n'est pas signataire du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP).

    Notre correspondant à Tokyo, Frédéric Charles, explique que cet accord intervient au moment où Westinghouse, le constructeur américain de centrales nucléaires, propriété du conglomérat Toshiba, est en négociations avancées avec New Delhi pour la livraison de six réacteurs. Ces derniers sont destinés à multiplier par dix la production d'électricité nucléaire dans le sud de l'Inde.

    Jusqu'à présent, New Delhi avait déjà signé 11 accords de coopération nucléaire civile avec des pays comme l'Australie, les Etats-Unis ou encore la France, rappelle Gilles Boquérat, chercheur associé à la Fondation pour la recherche stratégique (FRS). Mais ça n'avait pas encore été le cas avec le Japon, pays où le sujet est sensible.

    « C'est vrai que l'Inde n'a pas signé le Traité sur la non-prolifération nucléaire, ni même le Traité sur l'interdiction complète des essais nucléaires. Donc, du côté japonais, on était réticent à signer un accord qui ne contiendrait pas une clause prévoyant une annulation du contrat en cas d'essai nucléaire indien », explique M. Boquérat.

    Le Japon, qui est aussi le pays où s'est déroulé en 2011 le drame de Fukushima, entend maintenir une capacité nucléaire importante. Le président élu Donald Trump l'a même incité, pendant la campagne présidentielle américaine, à produire sa propre bombe atomique pour assurer sa sécurité sans se reposer entièrement sur le soutien des Etats-Unis.

    De leur côté, les grands groupes japonais comme Mitsubishi Heavy et son partenaire français Areva, ou encore Hitachi, en coopération avec l’Américain General Electric, cherchent à augmenter leurs parts du marché mondial des centrales nucléaires. Ce rapprochement indo-japonais, dans le nucléaire civil mais aussi la défense, est également destiné à contenir la montée en puissance de la Chine dans la région.

    « Les Pakistanais vont probablement mettre en doute le fait qu'en aidant le développement du nucléaire civil indien, cela n'aura pas du tout de conséquences sur la capacité nucléaire militaire indienne. Mais d'un autre côté, le Pakistan a une vieille coopération dans le domaine nucléaire avec la Chine, et l'on pourrait faire la même objection dans le cadre de cette coopération », observe Gilles Boquérat du FRS.

    Ça peut débloquer un certain nombre de projets que l'Inde a dans le domaine nucléaire avec les Etats-Unis, mais aussi avec la France. Il y a des équipements japonais qui sont indispensables à la réalisation de ces réacteurs
    Gilles Boquérat, chercheur associé à la Fondation pour la recherche stratégique 12/11/2016 - par Jelena Tomic
    La signature intervient après 6 années de négociations entre les deux pays. C'est à l'occasion de la visite de trois jours du Premier ministre indien Narendra Modi au Japon que cet accord voit le jour. Gilles Boquérat, chercheur associé à la Fondation pour la recherche stratégique explique en quoi cet accord est controversé mais aussi bénéfique pour d'autres projets nucléaires civils. Tant que cet accord n'était pas signé -d'ailleurs, il faut encore que le Parlement japonais le ratifie, probablement début 2017-, ces accords avec les Etats-Unis ou avec Areva étaient pour l'instant en suspension.
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    Le Japon, « un partenaire stratégique important » en devenir pour l'Inde

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