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    Asie-Pacifique

    Birmanie: l’armée accusée d’exactions contre les Rohingyas dans l’Arakan

    media Les restes d'un marché incendié dans le village rohingya de Maugndaw, dans l'Etat de l'Arakan, le 27 octobre 2016. REUTERS/Soe Zeya Tun

    Au moins 30 personnes ont été tuées ces trois derniers jours dans l’Arakan, une région de l’ouest de la Birmanie où vivent les Rohingyas. Depuis un mois, l’armée mène de vastes opérations très violentes afin de rechercher un groupe d’assaillants qui aurait attaqué des postes-frontière début octobre.

    L’armée a le champ libre. Elle déploie ses hélicoptères et patrouille dans les villages à la recherche de prétendus combattants islamistes qui auraient attaqué trois postes-frontière il y a un peu plus d’un mois. Ces opérations auraient coûté la vie ces trois derniers jours à 27 suspects et deux militaires, d’après la presse gouvernementale.

    Le nord de l’Arakan est bouclé. Les journalistes sont interdits, rapporte notre correspondant à Rangoon, Rémy Favre. Les Nations unies réclament depuis des semaines un accès aux populations déplacées. Il y a donc très peu de témoins sur place, alors que les soupçons qui pèsent sur l’armée à propos de violations des droits de l’homme se font de plus en plus nombreux. Huit femmes rohingyas affirment avoir été violées par des soldats.

    Human Rights Watch réclame une enquête

    Human Rights Watch, qui a analysé des images satellitaires, indique que plus de 400 habitations dans trois villages rohingyas ont été brûlées et réclame une enquête indépendante. « Il serait impossible d’incendier autant de villages, ou des quartiers entiers, sans protection. Dans le cas contraire, il y aurait eu des arrestations, au moins quelques-unes », estime Brad Adams, directeur de la division Asie de l’ONG.

    Ce processus a déjà été observé dans le passé, explique Brad Adams. « Les mouvements anti-Rohingyas profitent de la situation. Le but, c’est d’essayer de chasser ces gens vers le Bangladesh voisin, car la majorité des bouddhistes de l’Arakan pensent que les Rohingyas viennent de là-bas, même si la plupart sont installés dans la région depuis des générations et n’ont aucun lien avec le Bangladesh. »

    Le gouvernement d’Aung San Suu Kyi, qui a soutenu les opérations militaires dans le nord de l’Arakan, a nié les violations des droits de l’homme, avant de demander des comptes à l’armée, notamment sur les accusations de meurtres, d’arrestations arbitraires et de pillage. Les militaires n’ont pas répondu. Le gouvernement pro-démocratique peine pour le moment à gérer la crise dans l’Arakan avec transparence et justice.

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