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    Asie-Pacifique

    Inde: la démonétisation paralyse l’économie

    media Un distributeur automatique hors service à Chandigarh, en Inde, le 14 novembre 2016. REUTERS/Ajay Verma

    Il y a une semaine, le Premier ministre indien a soudainement invalidé les plus grosses coupures de la monnaie locale, les billets de 500 et 1 000 roupies, et obligé toute la population à échanger ces billets contre de nouveaux billets, afin d'obliger ceux qui cachent du liquide chez eux à le déclarer. Cette mesure spectaculaire a paralysé une grande partie de l'économie et créé une grave pénurie de liquide.

    Avec notre correspondant à New Delhi,  Sébastien Farcis

    Pour la deuxième fois en deux jours, Narendra Modi a défendu son plan-surprise de remplacement des grosses coupures. Le Premier ministre a même assuré qu'il était prêt à risquer sa vie pour lutter contre le détournement d'argent organisé par les riches.

    Vingt-six milliards de billets, représentant 86 % de la valeur fiduciaire en circulation, sont soudainement devenus inutilisables. Mais ce sont les Indiens les plus modestes qui en paient le prix, pour l'instant. Ils passent des journées entières à faire la queue pour échanger leurs billets. Et les petits commerçants, qui n'ont pas de machines à carte bancaire, eux, ont vu leurs clients disparaître depuis une semaine.

    Pour Gurbachan Singh, chercheur à l'institut indien de statistiques, la mesure n’est pas efficace, car ceux qui ont gagné illégalement de l’argent depuis plusieurs années ont déjà blanchi l’essentiel et peuvent toujours le faire, notamment par le biais de l’or. Le gouvernement aurait plutôt dû miser sur les informations fiscales et les services secrets, estime-t-il. « Il est sûr que cette mesure a effrayé, mais c'est une solution à court terme. Et s'il n'y a pas de changement sur le plus long terme, on pourrait très rapidement se retrouver à la case départ », prédit le chercheur.

    Le Premier ministre a en effet assuré que sa lutte contre la corruption et l'évasion fiscale ne s'arrêterait pas là.

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