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    Asie-Pacifique

    [Témoignage] Les dérives de la lutte anti-corruption en Chine

    media Depuis son arrivée au pouvoir, le président chinois Xi Jinping a entrepris une grande opération «mains propres» en Chine. Mais les méthodes sont contestées. REUTERS/Ed Jones/Pool/File Photo

    Human Rights Watch publie ce mercredi un rapport d'une centaine de pages sur les dérives de la lutte anti-corruption menée en Chine par le président Xi Jinping depuis son arrivée au pouvoir. Une opération « mains propres » qui a conduit à des centaines de milliers de condamnations. Sauf que le shuanggui, nom chinois de ce système mis en place pour obtenir des aveux repose sur la torture. Les personnes soupçonnées de corruption sont enlevées et détenues secrètement. RFI a pu s'entretenir avec l'épouse d'une victime de ce système.

    Avec notre correspondante à Pékin, Angélique Forget

    Ils ont brûlé sa peau à la cigarette, l'ont forcé à se tenir debout des heures durant sur des cubes de glace ou des piques en bois. Pendant 38 jours, les tortionnaires du mari de Wu Qian n'ont eu aucune pitié.

    Accusé d'avoir touché des pots-de-vin lors d'une vente de terrain, ce cadre d'une entreprise d'Etat a été enlevé et détenu en secret, jusqu'à sa mort.

    « Pendant tout le temps de sa détention, je n'ai rien su de ce qu'il se passait, déplore Wu Quian. Je ne sais pas de quoi il est mort. Mais ça s'est passé pendant sa détention dans le cadre du shuanggui. Je n'ai jamais compris. » Un système de détention mis en place en dehors de tout cadre légal.

    Procès « injuste »

    Après le décès de son mari, Wu Qian a porté plainte contre les tortionnaires. Ils ont été condamnés, mais les commanditaires n'on jamais été inquiétés. Elle dénonce un procès injuste : « Pendant le procès, toutes nos demandes d'accès aux dossiers ont été rejetées. Je n'ai pas eu droit de faire appel à autant d'avocats que je voulais. Et mon avocat a été expulsé du tribunal. »

    Comme le mari de Wu Qian, au moins 10 autres personnes sont mortes au cours de leur détention. Le shanggui est devenu l'instrument idéal de XI Jinping pour éliminer ses rivaux politiques.

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