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    Asie-Pacifique

    Corée du Sud: chute de l'icône conservatrice Park Geun-hye

    media La présidente sud-coréenne Park Geun-hye s'est excusée vendredi 9 décembre pour le «chaos» politique dans son pays et a appelé le gouvernement à rester vigilant en matière économique et de sécurité nationale. Yonhap/ via REUTERS

    De présidente, elle n'a donc désormais plus que le titre. Le Parlement sud-coréen a voté ce vendredi 9 décembre la destitution de la présidente Park Geun-hye, empêtrée dans une retentissante affaire de corruption. Histoire d’une disgrâce.
     

    Park Guen-hye, 64 ans, est la fille de l'ancien dictateur Park Chung-hee qui a dirigé le pays d'une main de fer pendant 18 ans après s'être emparé du pouvoir dans un coup d'Etat en 1961. C'est l'aînée d'une fratrie de trois enfants.

    Diplômée en ingénierie électronique, elle suit brièvement des études à Grenoble. En 1974, sa vie bascule. Elle apprend la mort de sa mère, tuée par un militant favorable au régime nord-coréen.

    A 22 ans, Park endosse le costume de Première dame. Et pendant cinq ans, elle secondera son père, jusqu'à ce que la tragédie frappe de nouveau. Park Chung-hee est abattu en 1979 à coup de revolver par son chef des services de sécurité.

    L'histoire d'un retour à l’ombre de l’héritage paternel

    Traumatisée, la jeune femme s'éloigne de la vie publique. Célibataire endurcie et sans enfants, elle revient pourtant dans l'arène politique en 1997, rejoint le Grand parti national et est élue députée un an plus tard. Après quatre mandats consécutif et un premier échec à la présidentielle de 2007, elle remporte le scrutin cinq ans plus tard, pour devenir en 2012, la première femme présidente de la Corée du Sud et la première chef d'Etat d'Asie du Nord-Est.

    Sur le plan politique, la carrière de Park Geun-hye s’est toujours déroulée à l’ombre de l’héritage paternel, loué par ses sympathisants pour avoir sorti le pays de la pauvreté, mais critiqué par ses opposants pour les abus contre les droits de l’homme commis durant son régime. Les conservateurs les plus âgés ont été séduits par les qualités de chef d’Etat de Park et ses capacités à relancer une économie en crise. La femme à poigne a aussi œuvré pour renouer le dialogue avec le voisin nord-coréen, une politique qui tranchait avec son prédécesseur.

    Une image de fermeté et d'intégrité

    Tout au long de sa vie, Park s’est construit une image de fermeté et d’intégrité, au service de la nation. Surnommée la « reine des glaces », ou encore la « Dame de fer » dans un pays largement dominé par les hommes, Park a toujours cultivé un style rigide, austère, apprécié par les plus anciens mais pas du goût de la jeunesse sud-coréenne qui lui a souvent reproché sa froideur et son incapacité à communiquer.

    Les révélations impliquant la présidente dans un scandale mêlant corruption, trafic d’influence et chamanisme et l’influence extraordinaire de sa vieille amie et confidente Choi Soon-Sil, surnommée « la Raspoutine », a fait voler en éclat son image. Les Sud-Coréens ont découvert, choqués, le caractère irrationnel et influençable de leur présidente, qui a permis à son amie, sans détenir la moindre fonction officielle, de se mêler des affaires de l’Etat. Un scandale qui a précipité la chute de cette icône conservatrice.

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