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    Asie-Pacifique

    La Russie et le Japon, alliés de circonstances face à la Chine

    media Des passants prennent en photo une banderolle annonçant la rencontre de Shinzo Abe et de Vladimir Poutine à Nagato le 15 décembre 2016. REUTERS/Toru Hanai

    Pour la première fois depuis 11ans, le président russe Vladimir Poutine se rend en visite officielle au Japon. Cette visite s'inscrit notamment dans la volonté des deux pays de se rapprocher, notamment sur le plan économique dans une région où la Chine est de plus en plus dominante.

    Avec notre correspondante à Moscou,  Muriel Pomponne

    Avec cette première rencontre sur le sol japonais en 11 ans, Moscou et Tokyo veulent ostensiblement montrer qu'ils peuvent avoir des liens étroits, malgré la politique hégémonique de Pékin. Pour le Japon, il s'agit d'éviter un rapprochement trop exclusif de la Russie avec Chine.

    « Le Japon voit que la Russie dérive de plus en plus vers Pékin, se transformant en petit frère, explique Alexandre Gabouiev, expert du centre Carnégie. Il y a des relations asymétriques d'interdépendance qui se construisent entre la Russie et la Chine, mais dans ces relations, la Chine est plus importante pour la Russie, que la Russie pour la Chine. A l'avenir, la Chine pourrait dicter ses conditions, et c'est ce que Shinzo Abe souhaite éviter. »

    Des accords économiques

    Le virage de Moscou vers l'Asie date de l'annexion de la Crimée et des sanctions qui ont suivi. Mais seule la Chine en bénéficie. Cette relation n'a pas apporté les résultats escomptés pour la Russie. Vladimir Poutine est conscient de cette relation asymétrique, de cette quasi dépendance, et souhaite y remédier lors de cette visite.

    Alexandre Gabouiev ne s'attend cependant pas à des miracles. « A ma connaissance, une soixantaine de documents doivent être signés lors de cette visite, mais la plupart sont des mémorandums de coopération, c'est-à-dire qu'ils n'ont pas d'obligation juridique, détaille-t-il. Néanmoins la partie russe estime que les mémorandums avec le Japon, c'est déjà très bien, et qu'ils sont peut-être même plus contraignants que les accords avec la Chine, parce que les Japonais sont très fiables ». La Russie voit en tout cas son intérêt à diversifier ses relations économiques avec le Japon, troisième économie mondiale.

    Le différend des îles Kouriles en suspend

    Cette visite ne devrait cependant pas résoudre le différend territorial des deux pays concernant la souveraineté sur les iles Kouriles, quatre îles, deux petites et deux grandes, situées au nord du Japon. Elles sont occupées par la Russie depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, et revendiquées par Tokyo. Pour cette raison, il n'y a pas eu de signature d'accord de paix entre la Russie et le Japon.

    « La Russie ne peut pas rendre les deux grandes îles et perdre autant de territoire. Cela voudrait dire qu’elle a perdu et c'est inacceptable. Elles ont une importance stratégique, car entre ces deux îles se trouve le détroit qui permet aux sous-marins russes d'aller patrouiller dans l'océan Pacifique. Et ils sont invisibles pour les satellites américains, analyse Alexandre Gabouiev. Troisième point, la Russie a beaucoup investi dans le développement des deux grandes îles, et il n’y a aucune chance que le Japon puisse compenser ces investissements. Du côté de Tokyo, on a l'impression que le Japon est prêt à récupérer deux petites îles et à signer l'accord de paix, mais il ne peut pas renoncer à ses prétentions sur les deux grandes îles, car ce serait inacceptable pour l'opinion publique japonaise ».

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