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    Asie-Pacifique

    Corée du Sud: 2016, année de la «révolution des bougies»

    media Suite à un scandale sans précédent à la tête de l’Etat, des millions de Sud-Coréens sont descendus dans la rue chaque week-end (ici le 17 décembre 2016). REUTERS/Kim Hong-Ji

    L’heure des bilans approche, avec parmi les faits marquants de l’année 2016, la « révolution des bougies » en Corée du Sud et le vote de destitution de la présidente Park Geun-hye par le Parlement. Suite à un scandale sans précédent à la tête de l’Etat, des millions de Sud-Coréens sont descendus dans la rue chaque week-end.

    « Park Geun-hye Aya ! », « Park Geun-hye démission ! » Le slogan est devenu le refrain de l’automne en Corée. Un chant des manifestants qui a fini par détrôner les tubes Kpop et reprit à pleins poumons lors des rassemblements aux chandelles chaque samedi dans les grandes villes du pays.

    Le 12 novembre dernier, plus de 1,5 million de personnes défilent dans les avenues du nord de Séoul à la nuit tombée ; 30 ans que la capitale sud-coréenne n’avait pas vu ça. Ces images d’une foule immense bougie à la main demandant le départ de la chef de l’Etat vont faire le tour du monde.

    Sur les caricatures diffusées sur les écrans géants, la tête de la présidente Park Geun-hye semble coupée en deux, son amie Choi Soon-sil lui sortant du cerveau. D’autres affiches qui ont inondé les murs des grandes villes montraient la chef de l’Etat tenue par des fils, telle… une marionnette.

    La chef de l’Etat a été destituée par un vote du Parlement. Sa sulfureuse confidente, celle par qui le scandale est arrivé, est jugée pour trafic d’influence et corruption. Mais au-delà de la présidente Park et de sa conseillère de l’ombre, les manifestants réclament davantage de transparence dans la gestion des affaires de l’Etat.

    Image inédite là encore, devant la commission parlementaire chargée de mené l’enquête sur des faits de corruption, les représentants de neuf chaebols, les familles des puissants conglomérats du pays, sont contraints de courber l’échine. L’opinion publique crie sa honte, sa colère. Elle ne supporte plus les passe-droits, les fils et les filles de… Les protestataires ne veulent plus de cette Corée des héritiers qui s’est maintenue depuis la fin de la dictature.

    La procédure de destitution de la chef de l’Etat doit encore être validée par la Cour constitutionnelle. En attendant, c’est le Premier ministre qui assure l’intérim. Si la destitution est validée, de nouvelles élections présidentielles doivent être organisées dans les 60 jours.

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