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    Asie-Pacifique

    Pollution: l'interminable «Airpocalypse» dans le nord de la Chine

    media Le smog a de nouveau envahi la ville de Tianjin, le 2 janvier 2017. REUTERS/Stringer

    Le répit n’aura été que de courte durée. Après une légère accalmie, la pollution empoisonne à nouveau le ciel chinois. Dans le nord du pays ce week-end, le smog a envahi de nombreuses villes comme Pékin et Tianjin, et cela pourrait encore s’empirer.

    De notre correspondante à Shanghai,

    Les Chinois avaient déjà bien mal commencé l’année. Ce dimanche 1er janvier, une épaisse brume grisâtre à l’odeur nauséabonde s’est abattue sur le nord du pays.
    Pékin a atteint un niveau de pollution vingt fois supérieur au seuil de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

    La visibilité était tellement réduite que la circulation par endroits était impossible. Conséquences, il a fallu annuler une centaine de vols au départ de la capitale, certains bus ont reçu l’interdiction de rouler, et les voies rapides ont été coupées à la circulation. Une situation déjà bien compliquée, et qui pourrait donc encore s'aggraver, alors qu'il y a une quinzaine de jours à peine, le nord du pays avait été placé en alerte rouge.
     
    Cet épisode avait duré 6 jours, pendant lesquels les usines et les écoles ont été fermés, les chantiers mis à l’arrêt. Cette pollution s’est étendue sur une superficie grande comme trois fois la France et elle a affecté 460 millions de personnes, selon Greenpeace.
     
    Ras-le-bol
     
    Sur les réseaux sociaux, de nombreux internautes se plaignent de cet air irrespirable. L’un d’entre eux, le dimanche 1er janvier au matin, ironisait en postant une photo prise depuis sa fenêtre du ciel gris et opaque, avec cette légende : « C’est le 1er de l’an, je viens de me réveiller, et j’ai cru que j’étais devenu aveugle ».

    La classe moyenne chinoise est de plus en plus sensible à la qualité de l’environnement. Lors du dernier pic de pollution, des dizaines de milliers d’habitants ont fui les zones polluées pour se réfugier à la campagne et même à l’étranger. Les réservations pour les vols vers l’Australie, l’Indonésie ou le Japon ont bondi. Tout était bon pour fuir ce que les Chinois appellent « l’Airpocalypse ».
     
    Mesures insuffisantes
     
    Comme cela a été le cas au mois de décembre, si la pollution risque d’atteindre pendant plus de 72 heures un niveau critique, les zones concernées seront placées en alerte rouge. En 2014, le gouvernement chinois avait annoncé qu’il « déclarait la guerre à la pollution », mais concrètement cela n’a rien vraiment changé.

    Il y a quelques jours, les autorités ont annoncé la mise en place d’une taxe à destination des entreprises polluantes. Sauf que le CO2 est exclu de la liste des polluants qui seront taxés, alors que la Chine en est le plus gros émetteur au monde et que le CO2 est le principal gaz à effet de serre responsable du réchauffement climatique.

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