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    Asie-Pacifique

    «Femmes de réconfort»: Tokyo et Séoul ont du mal à tourner la page

    media Park Du-ri, une ancienne «femme de réconfort» coréenne près d'une statue à la mémoire de ces femmes à Kwangju, près de Séoul. Reuters

    Le Japon rappelle son ambassadeur en Corée du Sud. A l'origine des tensions entre les deux voisins, une statue en hommage aux femmes de réconfort installée devant le consulat nippon de Busan. Ces « femmes de réconfort », près de 200 000 jeunes Asiatiques, en majorité coréennes, avaient été réduites en esclavage sexuel avec la complicité de l'armée impériale japonaise durant la Seconde Guerre mondiale. Les deux pays avaient abouti, il y a un an, a un « accord définitif et irréversible » sur cette question, mais 70 ans après Tokyo et Séoul ont toujours du mal à tourner la page.

    Avec notre correspondant à Tokyo, Frédéric Charles

    Après avoir prié à Pearl Harbor pour les victimes de l’attaque surprise japonaise, le Premier ministre Shinzo Abe, connu pour ses velléités de minimiser les atrocités commises par le Japon durant la période militariste, rappelle aujourd’hui son ambassadeur à Séoul. Il prend la mouche en apprenant qu’une statue à la mémoire des esclaves sexuelles de l’armée impériale japonaise a été réinstallée devant le consulat japonais de Busan en Corée du Sud.

    Ce revirement s’explique par la visite de la ministre japonaise de la Défense au sanctuaire de Yasukuni à Tokyo où sont honorés, parmi les morts pour la patrie, des criminels de guerre japonais.

    Tomomi Inada, une négationniste et protégée de Shinzo Abe, s’était rendue à Yasukuni à son retour de Pearl Harbor. Le Japon et la Corée du Sud, proches par la culture et la géographie, politisent toujours leur histoire. L’orgueil national les aveugle. La Corée du Sud n’oublie pas la colonisation japonaise et le Japon, lui, cherche à tourner la page.


    Un vieux sujet de tension

    Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, la question des femmes de réconfort a toujours été à l’origine de fortes tensions entre les deux pays. Environ 200 000 femmes auraient été concernées par ces « viols organisés » entre 1910 et 1945, principalement des Coréennes mais aussi des Chinoises, des Philippines, des Indonésiennes. Une vingtaine de monument ont été érigés à leur mémoire en Corée du Sud, et une dizaine dans d’autres pays comme les Etats-Unis et le Canada.

    Lors de son arrivée au pouvoir en 2013, la présidente sud-coréenne Park Geun-Hye avait conditionné les rencontres bilatérales Séoul-Tokyo au règlement de cette question. Ce qui a abouti à la signature d’un accord en décembre 2015 : Tokyo y présentait des excuses et s’engageait à verser à une fondation coréenne un milliard de yens pour les 46 femmes de réconfort survivantes. Tokyo qui estime que la page est donc tournée et ne comprend pas pourquoi une nouvelle statue a été érigée à Busan.

    Mais l’accord avait été mal perçu par les survivantes, qui n’avaient pas apprécié que le Japon parle, au sujet de la somme, versée d’ « aide » et non de « réparation ». Et la visite de la ministre japonaise de la Défense au sanctuaire Yazukuni a décidé Séoul à autoriser la statue de Busan, qu'elle avait d'abord fait enlever.
     

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