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    Asie-Pacifique

    Pakistan: colère après l’arrestation du suspect n°1 des attentats de Bombay

    media Hafiz Saeed, ici le 30 janvier 2017. REUTERS/Stringer

    Au Pakistan, le cerveau présumé des attentats de Bombay a été arrêté. L’attaque avait fait 168 morts en 2008. Chef d’un important parti religieux, il a été placé en résidence surveillée. Il est suspecté d’être le cerveau des attentats de Bombay qui avaient fait 168 morts en 2008. Sa détention a provoqué des manifestations dans de nombreuses villes du pays.

    Avec notre correspondant à Islamabad, Michel Picard

    De Karachi à Peshawar, en passant par Lahore et Rawalpindi, des centaines de manifestants sont descendus dans les rues des grandes villes du pays pour protester contre l’arrestation d’Hafiz Saeed.

    D’abord détenu dans son quartier général de Lahore, le chef du Jamaat-ud-Dawa a été conduit par une impressionnante escorte policière jusqu’à sa résidence qu’il lui est désormais interdit de quitter.

    S’exprimant face à la presse, il n’a pas hésité à dénoncer la faiblesse des autorités pakistanaises qui auraient, selon lui, cédé aux pressions des Etats-Unis et de l’Inde. De fait, Washington, qui a offert 10 millions de dollars pour toute information permettant son arrestation, et New Delhi, réclamaient depuis des années sa mise en détention pour son rôle présumé dans les attentats de Bombay.

    Cette volte-face des autorités, qui hormis six mois de détention en 2009 l’ont laissé libre de ses mouvements et de ses prêches haineux contre l’Inde, est perçue comme un geste pour apaiser les tensions avec le voisin indien et pour éviter que l’administration Trump n’inscrive les ressortissants pakistanais sur la liste des indésirables en sol américain.

    A Lahore, la police a commencé à retirer de l’espace public les slogans et affiches du Jamaat-ud-Dawa dont au moins quatre autres dirigeants ont été arrêtés.

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