GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Jeudi 20 Juillet
Vendredi 21 Juillet
Samedi 22 Juillet
Dimanche 23 Juillet
Aujourd'hui
Mardi 25 Juillet
Mercredi 26 Juillet
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Urgent

    L'attentat qui s'est produit dans un quartier de l'ouest de la capitale afghane a aussi fait plus de quarante blessés selon un bilan fourni par le ministère de l'Intérieur afghan. La voiture piégée s'est jetée sur un autobus transportant des employés du ministère des Mines. Ce quartier ouest de la capitale est majoritairement chiite.

    Asie-Pacifique

    En Corée du Sud, les jeunes ne veulent plus se sacrifier pour leur travail

    media Dans la série «Directeur Kim», un employé rêve de s'expatrier au Danemark. / Capture d'écran de l'affiche de la série télé de KBS

    Directeur Kim, un feuilleton sur les affres de la vie au bureau, rencontre un succès inattendu en Corée du Sud, tandis qu’une BD intitulée C’est une allergie au travail fait un carton en librairie. En Corée du Sud, la relation au travail est, peu à peu, en train de changer, là où tout sacrifier à son emploi a longtemps été la norme.

    De notre correspondant à Séoul,

    Les Sud-Coréens ont les heures de travail parmi les plus longues au monde. Les journées au bureau sont littéralement interminables : certaines grandes entreprises disposent même de dortoirs où passer la nuit, et travailler le weekend est loin d’être rare.

    C’est le secret de la croissance économique spectaculaire du pays depuis cinq décennies : des générations de Sud-Coréens ont sacrifié toute vie personnelle et n’ont pris que quelques jours de congés par an pendant toute leur carrière.

    Mais les jeunes générations, elles, tolèrent de moins en moins bien ces horaires impossibles, les humiliations quotidiennes, la très forte hiérarchie, ou encore l’obligation d’aller prendre une cuite le soir avec son patron quand celui-ci l’ordonne, alors qu’en même temps, la précarité et le risque d’être, de toutes façons, licencié, ont beaucoup augmenté. Selon un récent sondage, 83 % des Sud-Coréens se sentent déprimés sur le lieu de travail !

    Une BD et une série télé sur les affres de la vie au bureau cartonnent

    Ce ras-le-bol s’exprime notamment à travers la culture populaire. De plus en plus de feuilletons télévisés s’intéressent au sujet. Le dernier en date est Directeur Kim, sur la chaîne nationale KBS. L’histoire d’un employé qui a pour projet d’arnaquer son entreprise pour ensuite partir pour le Danemark et son Etat-providence ! Les conditions de travail en Europe font, en effet, rêver, et beaucoup de Sud-Coréens cherchent à s’expatrier.

    Une bande dessinée très drôle, intitulée C’est une allergie au travail, a déjà été rééditée six fois, depuis sa sortie, il y a deux mois. Elle montre de jeunes employés en apparence souriants, actifs, mais qui, en réalité, ne rêvent que de démissionner et de dire leurs quatre vérités à des patrons infects.

    Les œuvres qui moquaient les travers de la vie en entreprise existaient déjà, mais dans cette BD, c’est l’essence même du travail qui est critiquée et présentée comme absurde et aliénante. Dans un long article sur le sujet, le quotidien Korea Times note aussi que se multiplient les livres qui ont pour sujet comment démissionner.

    Quels sont les effets de cette rupture générationnelle sur le monde du travail ?

    Les grands conglomérats coréens, tels que Samsung ou Hyundai, restent toujours les entreprises les plus recherchées par les jeunes diplômés, en raison des salaires élevés, et aussi du prestige social attaché à de tels emplois. Mais en même temps, on observe un nombre croissant de jeunes qui refusent de tels choix de carrière.

    Ce refus s’exprime par exemple dans l’extraordinaire boom des startups depuis quelques années : créer son entreprise est devenu à la mode, alors que c’était un choix autrefois mal vu socialement. Bon nombre de jeunes diplômés préfèrent être leur propre patron.

    Une chef de PME a récemment confié qu’elle voit arriver des candidats à l’embauche qui refusent de « devenir des soldats pour les conglomérats », et qui privilégient la qualité du travail, l’écoute des patrons, et l’équilibre vie privée-vie professionnelle, « ce qui n’existait pas il y a 10 ans ». C’est donc une révolution discrète qui est en train de secouer le monde du travail en Corée du Sud.

    Sur le même sujet
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.