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    Asie-Pacifique

    Chine: les internautes contournant la censure mis à l’amende

    media Pékin veut lutter contre les VPN, qui permettent de dissimuler l’origine réelle de l’internaute. (Photo : Reuters)

    En Chine, la muraille de la censure prend encore un peu plus de hauteur. Dans la ville de Chongqing dans le sud-ouest du pays, les autorités vont faire payer une amende aux internautes qui cherchent à se rendre sur les sites mis à l’index par Pékin. En Chine, Facebook, Twitter, Google, mais aussi de nombreux sites de médias étrangers, ne sont pas accessibles.

    Avec notre correspondante à Shanghaï,

    Les autorités de Chongqing prévoient désormais que tous les internautes qui chercheront à contourner la censure chinoise se verront adresser un avertissement. Ceux qui le feront à des fins commerciales devront payer une amende pouvant aller jusqu’à 2000 euros.

    Mais selon l’ONG Amnesty International, les termes de la loi sont tellement flous que les autorités pourront en fait condamner à des amendes tous les utilisateurs qui déjouent la censure dans cette ville, les entreprises comme les particuliers.

    Comment déjouer la censure sur la toile chinoise ?

    En Chine, les internautes voulant se rendre sur les sites interdits par Pékin ont recours à un VPN, pour Virtual Private Network (ou réseau privé virtuel en français). Il s’agit d’une sorte de logiciel qui permet de faire croire que la connexion vient de l’étranger, et donc de tromper les censeurs chinois.

    Cette technique est indispensable aux dissidents et aux intellectuels chinois qui veulent publier librement des contenus. Les entreprises étrangères installées en Chine y ont elles aussi souvent recours, ne serait-ce que pour aller sur la messagerie Gmail qui est ici interdite. Les expatriés utilisent eux aussi pratiquement tous un VPN.
    Pour les internautes chinois « lambdas », cette technique est moins répandue, car ils ont appris à se passer des sites censurés. Tous les géants de l’Internet ont ici des équivalents. Les Chinois se connectent à Baidu au lieu de Google, l’interface étant pratiquement la même. Ils vont sur Weibo au lieu de Twitter, et sur Youkou au lieu de YouTube, car sur ces sites, les contenus sont surveillés de près.

    La législation contre les VPN renforcée

    Pékin se donne jusqu’à mars 2018 pour « mettre en ordre » la toile chinoise. Les fournisseurs d’accès à internet devront à présent avoir une autorisation pour créer ou louer des canaux de communication comme les VPN.

    « Le marché de l’Internet donne des signes de développement désordonné, il faut une régulation urgente », assure le ministre des Technologies et de l’Information. Cela permet de remettre en perspective la déclaration du président chinois Xi Jinping à Davos qui avait annoncé, quelques jours avant la prise de parole de son ministre, que la Chine gardait « sa porte grande ouverte ».

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    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.