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    Asie-Pacifique

    Pakistan: reprise du rapatriement de réfugiés afghans

    media Une réfugiée afghane arrive avec ses enfants aux bureaux du HCR à Peshawar, au Pakistan, pour attendre son rapatriement. REUTERS/Fayaz Aziz

    Le Pakistan a recommencé lundi 3 avril à rapatrier vers l'Afghanistan les réfugiés afghans. Ils étaient deux millions et demi à vivre sur le territoire pakistanais en 2016, parfois depuis des décennies, selon les derniers chiffres du Haut Commissariat aux réfugiés. Ce rapatriement, interrompu pendant l'hiver, avait débuté l'an dernier. Il avait été fortement critiqué par nombre de réfugiés et d’ONGs.

    En 2016, en l’espace de quelques mois, 600 000 réfugiés étaient rentrés du Pakistan en Afghanistan, un retour organisé par Islamabad. Human right watch estime dans son rapport de février 2017 qu'il s'agit d'un « rapatriement forcé » et documente les abus et menaces des forces de sécurité pakistanaises qui auraient poussé les Afghans au départ. Cela, souligne l'ONG, viole l’interdiction internationale de forcer un réfugié à retourner dans un endroit où il court un risque réel de persécution.

    Car l’Afghanistan est toujours en guerre : le nombre de tués et de blessés y est au plus haut depuis 2009 et, rien qu’en 2016, un demi-million de personnes sont devenues des déplacés internes dans leur propre pays. Le retour de ces réfugiés est donc très lourd pour une population afghane déjà pauvre.

    Dans son rapport, Human rights watch a aussi vertement critiqué le Haut-commissariat aux réfugiés, qui, non content selon l’ONG de ne pas dénoncer l’attitude du Pakistan, avait multiplié par deux l’aide au retour des Afghans. Le HCR avait démenti toute promotion au rapatriement. Pour autant, pour la relance de ces opérations, le HCR a néanmoins rétabli l’aide à son niveau initial.

    Selon Islamabad, les Afghans ont jusqu’à décembre 2017 pour quitter le pays, avec encore une fois le risque d'une expulsion pendant l'hiver.

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