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    Asie-Pacifique

    Bangladesh: une publicité appelle à lutter contre les violences conjugales

    media Des femmes au Bangladesh (image d'illustration). REUTERS/Andrew Biraj

    Les cheveux d'une femme font généralement sa fierté et sa beauté, mais ils peuvent également être un instrument de torture. C'est le message provocateur d'une vidéo produite par une compagnie de production d'huile capillaire du Bangladesh, dans le but de faire réagir face au taux incroyablement élevé de violences domestiques. Cette publicité semble être un succès, elle a déjà été visionnée plus de cinq millions de fois depuis sa publication en ligne dimanche dernier.

    La publicité se déroule dans un salon de coiffure du Bangladesh. Une jeune femme arborant une longue et magnifique chevelure s'assied. La coiffeuse lui coupe les pointes et s'arrête. Mais la femme les veut plus courts, bien plus courts, jusqu'à se retrouver avec une coupe au bol. Elle passe alors sa main dans ces cheveux courts, satisfaite, avant de fondre en larmes en réalisant ce qu'elle a fait. Son geste avait un but : empêcher que son mari ne puisse l'attraper par les cheveux pour la battre. La publicité lance alors un appel à toutes les femmes : ne transformez pas votre atout de beauté en faiblesse. « Dénoncez ces abus, appelez-nous », termine ainsi l'annonce en diffusant le numéro de leur centre d'assistance.

    Deux tiers des femmes bangladaises déjà battues par leur mari

    Il s’agit là d’une manière habile de traiter un sujet grave, car dans la société bengalie, la longue chevelure d'une femme est extrêmement importante. Selon une dame originaire de cette région, elle représente plus que la beauté, c'est la force d'une femme. « C'est comme la crinière d'un lion », assure-t-elle. Malheureusement, les hommes attrapent souvent cet attribut pour immobiliser les femmes et les battre.
    Selon un sondage réalisé en 2011 par le gouvernement, les deux tiers des femmes bangladaises ont déjà été battues par leur mari, et la plupart lors des 12 derniers mois. Mais la moitié d'entre elles ne se font même pas soigner, souvent par peur du mari. Et à peine 2 % finissent par rapporter ces violences domestiques à la police.

    Le gouvernement tente d’agir

    Le gouvernement a adopté plusieurs lois pour lutter contre ce fléau, dont une en 2010 qui punit de six mois de prison tout homme condamné pour violence domestique. Mais l'ONU recommande d'accroître le nombre de juges pour traiter ces plaintes plus rapidement, ainsi que les demandes de divorce, afin de sauver ces femmes battues.

    Malheureusement, beaucoup craignent de parler de leur calvaire. Il faut donc également renforcer la prévention, en luttant par exemple contre le mariage infantile, qui est certainement l'une des profondes blessures faites à ces femmes. Dans ce domaine, le Bangladesh est l'un des pays les plus touchés puisque plus de la moitié des Bangladaises sont mariées avant 18 ans.

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