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    Asie-Pacifique

    Afghanistan: quelle menace représente le groupe Etat islamique?

    media Lancement test d'une bombe GBU-43 depuis un avion «Hercule» C-130. REUTERS

    Les forces armées américaines et afghanes procédaient encore hier à des opérations de nettoyage au sol à Atchin dans l'est de l'Afghanistan. La veille, l'aviation américaine a largué une bombe non nucléaire GBU-43, à effet de souffle, particulièrement puissante. Objectif: détruire des galeries souterraines de plusieurs centaines de mètres de longueur dans lesquelles se réfugiaient les combattants de l'organisation Etat islamique dans cette zone frontalière du Pakistan. La bombe utilisée était à la hauteur de sa cible ont fait savoir les Etats-Unis. Mais quelle menace représente le groupe terroriste en Afghanistan ?

    La liste des attaques revendiquées par l'organisation Etat islamique ne cesse de s'allonger, indique notre correspondante à Kaboul, Sonia Ghezali : attentat suicide en milieu de semaine à deux pas d'un bureau du ministère de la Défense, attaque complexe contre l'hôpital militaire hautement sécurisé le 12 mars, attaque suicide contre une manifestation pacifique de la minorité chiite l'été dernier. Ce sont quelques unes des attaques meurtrières menées dans la capitale afghane et revendiquées par le groupe terroriste.

    Celui-ci a montré sa présence en janvier 2015 : première apparition dans la province de Nangahar, près de la frontière avec le Pakistan. Certains villageois réfugiés dans la capitale provinciales Jalalabad décrivent ces hommes vêtus de noir, portant des drapeaux noirs aux inscriptions blanches, auteurs de nombreuses exactions, notamment sur les barbes blanches, ces hommes âgés respectés dans la traditions afghane.

    En août 2015, ceux du village d'Achin, par exemple, ont été contraints de s'agenouiller sur des bombes enterrées, l'explosion déchiquetant leur corps, sous les caméras des insurgés. S'ils étaient 3 000 il y a deux ans selon le porte-parole de la mission de l'Otan en Afghanistan, les combattants du groupe Etat islamique ne seraient pas plus de 800 aujourd'hui. Leur présence seraient cantonnée dans trois districts dans l'est du pays. Certaines sources évoquent toutefois leur présence dans le nord-est. Une information que les autorités ne confirment pas.

    Méga bombe, le Pentagone assume

    Après avoir largué jeudi au-dessus de la province afghane de Nangarhar , près de la frontière pakistanaise, « la mère de toutes les bombes », le Pentagone a défendu sa décision qu'il a décrite comme une manoeuvre tactique. Mais son utilité est toutefois contestée par certains analystes militaires, rappelle notre correspondant à Washington, Jean-Louis Pourtet.

    De source américaine, la méga bombe GBU-43 d'une puissance explosive de onze tonnes de TNT a touché un complexe de tunnels et de grottes utilisées par les combattants de Daech qui s'implantent en Afghanistan. Les militaires américains estiment qu'ils sont entre 600 et 800 dans la région ciblée. Selon des responsables afghans, cette attaque aurait tué 90 jihadistes du groupe EI. « Trois tunnels dans lesquels les combattants avaient pris position au moment de l'attaque ont été détruits », a précisé Esmail Shinwar, gouverneur du district de Achin à l'AFP. Interrogé sur la nécessité d'utiliser une arme d'une telle puissance - elle peut détruire l'équivalent de neuf pâtés de maisons - pour une opération de ce genre, le commandant des forces américaines en Afghanistan, le général Nicholson a répondu que c'était la bonne arme pour la bonne cible.

    Il a confirmé que la mission avait été menée avec l'accord des responsables afghans. Nombre d'analystes militaires pensent que pour spectaculaire qu'il soit le bombardement ne changera pas plus la situation en Afghanistan que ne l'a fait la frappe en Syrie. Mais, disent certains, c'est peut-être une façon pour Donald Trump, de moins en moins isolationniste, de lancer un message à la Corée du Nord.

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