GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Vendredi 21 Avril
Samedi 22 Avril
Dimanche 23 Avril
Lundi 24 Avril
Aujourd'hui
Mercredi 26 Avril
Jeudi 27 Avril
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Asie-Pacifique

    Inde: colère au Cachemire après la diffusion d'une vidéo d'exaction militaire

    media Des heurts ont éclaté entre forces de l'ordre et étudiants à Srinagar, le 17 avril 2017. REUTERS/Danish Ismail

    En Inde, le Cachemire est le théâtre de nouvelles tensions depuis une semaine. Jeudi dernier, un scrutin législatif partiel a été largement boycotté et accompagné de manifestations favorables à l'autonomie de la région. Pour réprimer ce mouvement, il a été révélé que l'armée a attaché un civil sur le devant d'une voiture militaire, et l'a paradé pendant des heures pour effrayer la population. La vidéo a, depuis, été diffusée sur les médias sociaux, provoquant la colère de la population et obligeant la police indienne à déposer une plainte, dimanche 16 avril.

    Avec notre correspondant à New Delhi,  Sébastien Farcis

    C'est un convoi ordinaire de véhicules militaires kakis qui traverse un village, avec une particularité : sur le devant de la première Jeep est attaché un homme en civil avec de grosses cordes. Sur son torse, un écriteau menace tout jeteur de pierres du même sort.

    L'homme a été ainsi promené pendant plusieurs heures avant d'être relâché. La vidéo a été largement diffusée sur les réseaux sociaux, poussant la police à enregistrer une plainte pour enlèvement contre le bataillon en cause. Mais, selon Parvez Imroz, président de la coalition de la société civile du Cachemire, l'armée ne sera pas inquiétée, car elle est protégée par une loi spéciale dans la région.

    Dès qu'une plainte est déposée contre un militaire, la police doit obtenir l'autorisation du ministère de l'Intérieur ou de la Défense pour enquêter, ce qui n'est bien souvent pas le cas, l'armée ne souhaitant pas coopérer. Dans ce cas, malgré la plainte, impossible de connaître les noms des personnes impliquées.

    Cette fois-ci, l'armée a défendu l'action de ses hommes, en expliquant qu'ils avaient agi par légitime défense pour éviter de se faire caillasser. L'homme attaché à la Jeep, lui qui était l'un des rares à avoir voté ce jour-là, assure qu'il ne déposera plus jamais un bulletin de sa vie.

    A (RE)LIRE → Cachemire indien: abstention record à des élections législatives partielles

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.