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    Pyongyang accuse Washington d’amener les Corées au bord d’une guerre nucléaire

    media Un bombardier américain B-1B vole au-dessus de la base de Pyeongtaek, en Corée du Sud, le 13 septembre 2016. REUTERS/Kim Hong-Ji/File photo

    Depuis plusieurs semaines, le ton monte entre la Corée du Nord et les Etats-Unis qui affirment vouloir « écarter » rapidement le programme nucléaire nord-coréen. Ce mardi 2 mai, après la participation de deux bombardiers américains à des manœuvres militaires conjointes Etats-Unis-Corée du Sud, Pyongyang accuse Washington d’amener les deux Corées au bord de la guerre nucléaire.

    Comme chaque année, la Corée du Sud et les Etats-Unis procèdent à des exercices militaires conjoints dans la région. Ce qui exacerbe toujours les tensions avec la Corée du Nord. Mais cette année la situation est différente.

    La Corée du Nord a déjà l’arme nucléaire. Elle multiplie les tests de missiles (pas moins de trois ces dernières semaines) et en est déjà à cinq essais nucléaires – elle menace d’en faire un sixième dans les jours qui viennent. A ce rythme, Pyongyang va finir par arriver à miniaturiser ses têtes nucléaires pour les placer sur les missiles intercontinentaux qu’elle est en train de mettre au point. Avec pour objectif d’atteindre le sol américain.

    Du côté des Etats-Unis aussi la donne a changé. L’an dernier, Barack Obama était encore au pouvoir. Et comme Bill Clinton avant lui sur ce dossier nord-coréen, il avait combiné sanctions économiques et diplomatie indirecte, en parlant avec ses alliés dans la région (Séoul, Tokyo), et en cherchant la coopération de la Chine, la seule alliée de la Corée du Nord. Une politique qui n’a pas fonctionné.

    Donald Trump hausse le ton

    Depuis début janvier et son tweet dans lequel il affirmait, un peu vite, que la Corée du Nord était « aux dernières étapes du développement d’une arme nucléaire capable d’atteindre le sol américain », le président américain semble considérer le dossier nord-coréen comme une de ses priorités. D’abord en montrant les muscles. Le mois dernier, il annonçait qu’il envoyait une « puissante armada » dans les eaux coréennes pour faire face aux menaces nord-coréennes – un porte-avion et trois navires de guerre.

    Et profitant de la présence sur place de ces navires, les habituelles manœuvres conjointes avec la Corée du Sud ont été suivies par d’autres exercices, auxquels les Américains ont fait participer hier deux bombardiers. C’est ce qui a provoqué la colère de Pyongyang, qui accuse ce mardi Washington d’avoir mené un « exercice de largage de bombes nucléaires contre des objectifs majeurs de la Corée du Nord », et de vouloir mener une frappe préventive.

    Donald Trump a également accéléré la mise en place sur le territoire sud-coréen du THAAD, le bouclier antimissile américain. Il est, selon l’armée, opérationnel depuis lundi, alors qu’il ne devait pas l’être avant la fin de l’année.

    Coups de fil aux dirigeants de la région

    Donald Trump a appelé ce week-end les présidents de Singapour, de la Thaïlande et des Philippines. Objectif : avoir leur soutien pour « un plan d’action » si la situation se détériore en Corée du Nord. Dans le même ordre d’idée, le président américain semble avoir complètement changé de politique vis-à-vis de Pékin. A son arrivée à Washington, il voulait contenir l’influence économique et militaire de la Chine dans la région. Mais ce week-end, Donald Trump affirmait que les controverses commerciales avec Pékin passaient au second plan dans le cadre de la coopération sur le dossier nord-coréen.

    Car Pékin est le seul allié de Pyongyang, son principal partenaire économique aussi. Et le programme militaire de la Corée du Nord ne l’arrange pas. Pékin ne veut pas d’un conflit entre les deux Corées qui pourrait aboutir à une réunification sous égide américaine, et qui placerait à ses portes les 28 500 soldats américains actuellement stationnés en Corée du Sud.

    Mais Pyongyang, manifestement, n’écoute pas Pékin et continue ses tests. Donald Trump a d’ailleurs affirmé qu’il préférait traiter le dossier nord-coréen avec l’aide de Pékin, mais qu’il pouvait aussi bien s’en occuper seul. Car si la situation a changé sur le dossier nord-coréen, c’est aussi qu’auparavant les déclarations musclées et les effets d’annonce ne venaient que de Pyongyang. Dorénavant ils viennent aussi de Washington.

    Pour autant, Donald Trump a affirmé ce lundi qu’il serait honoré de rencontrer Kim Jong-un si les circonstances le permettent… Alors que jusqu’ici les Américains ont toujours soigneusement évité toute diplomatie bilatérale, pour ne pas légitimer le régime de Pyongyang. Donald Trump chercherait-il une porte de sortie ? Reste à savoir comment le président américain réagira lors du prochain essai nucléaire annoncé par la Corée du Nord.

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