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    Asie-Pacifique

    Difficile lutte contre l'homophobie en Inde

    media Manifestation pour la défense des droits des homosexuels, le 11 décembre 2013 à New Dehli. Reuters

    En Inde, l'homosexualité est un sujet relativement tabou au sein d'une société largement conservatrice. Les relations sexuelles physiques homosexuelles restent à ce jour interdites par la loi. La communauté LGBT se fait de plus en plus visible, en particulier dans les médias et dans les grandes villes, et plusieurs batailles importantes ont été remportées à l'échelle nationale. Malgré cela, l'homophobie et, la violence physique et morale envers les homosexuels reste la norme dans la plupart des familles et des régions du pays.

    De notre correspondant à Bombay,

    L'Inde a connu plusieurs renversements judiciaires en ce qui concerne la légalité de l'homosexualité ces dernières années. La justice indienne semble hésitante à trancher sur la question.

    En 2009, la cour d'appel de Delhi avait rendu un jugement historique, jugeant la criminalisation de l'homosexualité comme un acte liberticide et contraire à la Constitution. Ce jugement avait de facto légalisé les relations physiques homosexuelles.

    Jusqu'alors, un article du Code pénal indien datant de la colonisation britannique, la fameuse « section 377 », interdisait « les relations charnelles non-naturelles entre deux personnes et avec des animaux », une formule pour le moins vague, appliquée aux relations homosexuelles, pour lesquelles la peine peut aller jusqu'à la prison à perpétuité.

    Les relations homosexuelles re-criminalisées depuis 2013

    Mais quatre ans plus tard, en 2013, la Cour suprême avait cassé l'arrêt de la Haute Cour de Delhi, suite à l'appel de plusieurs organisations religieuses, criminalisant donc à nouveau les relations sexuelles entre adultes de même sexe.

    Trois ans plus tard, le 2 février 2016, la Cour suprême indienne a toutefois accepté de réétudier la loi. Cette décision a redonné espoir aux associations gays et lesbiennes d'obtenir son abrogation. Mais c'est aussi le dernier recours pour les défenseurs des droits homosexuels.

    Le ministre des Finances en faveur de l’abrogation de la loi

    Le gouvernement indien serait en mesure de lever l'interdiction mais refuse tout changement et préfère laisser la justice se charger de trancher sur la question. Le BJP, le parti nationaliste hindou au pouvoir, reste inflexible, comme, par ailleurs, le gouvernement précédent, par crainte de froisser un électorat majoritairement conservateur.

    Mais les lignes commencent quand même un peu à bouger. Ces deux dernières années, deux figures importantes du BJP, dont le ministre des Finances Arun Jaitley, considéré comme une des personnes les plus influentes du pays, se sont toutefois prononcées, à titre personnel en faveur de l'abrogation de cette loi.

    Les membres de la communauté LGBT en danger

    Dans les grandes villes, dans les médias et dans une moindre mesure au cinéma, on constate une évolution certaine des mentalités. La lutte pour les droits homosexuels est devenue une cause reconnue, grâce au travail acharné d'organisations comme la Naz foundation, l'ONG en première ligne du combat judiciaire de 2009 devant la Haute Cour de Delhi.

    Mais le chemin est encore long. En 2015, près de 1 500 personnes ont été arrêtées en Inde pour relations homosexuelles. Dans l'Inde rurale ou même les villes moyennes, loin des gay prides de plus en plus importantes à Bombay ou à Delhi, l'homosexualité reste un tabou. Les homosexuels y sont fréquemment victimes de meurtres dits « d'honneur », souvent perpétrés par leur propre famille, ou pour les femmes, de viols collectifs punitifs. Le racket et la violence de la police est également monnaie courante, et le restera, tant que cette loi coloniale sera en vigueur, car les homosexuels se sentent à tout moment vulnérables en Inde.

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