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    Afghanistan: nouvelle alliance politique contre le gouvernement de Kaboul

    media Le vice-président afghan Abdul Rachid Dostum membre de la nouvelle alliance contre le gouvernement de Kaboul. AFP PHOTO/SHAH Marai

    De nouvelles manifestations sont prévues à Kaboul en début de semaine. La capitale afghane garde en mémoire les débordements de la précédente qui avait dégénéré il y a deux semaines. Un homme avait été tué, par des tirs de la police. Le mouvement de contestation anti-gouvernementale est né au lendemain de l'attaque au camion piégé qui a coûté la vie à 150 personnes. Trois partis ont décidé de s'unir contre le gouvernement d'union nationale.

    Avec notre correspondante à KaboulSonia Ghezali

    Le triangle d'Ankara, c'est le nom de cette nouvelle alliance politique. Car c'est après des réunions dans la ville turque que l'union contre la politique du gouvernement de Kaboul a été scellée. Les instigateurs sont le général  Rachid Dostum, le vice-président, ancien chef de guerre controversé accusé récemment d'avoir fait agresser sexuellement l'un de ses rivaux en marge d'un « bouzkachi », un jeu équestre traditionnel, sur ses terres dans le nord du pays, à Mazar e charif. L'homme est à la tête du mouvement islamique national d'Afghanistan.

    L'alliance compte aussi Mohammad Mohaqiq, chef du parti L'unité nationale du peuple d'Afghanistan, et deuxième adjoint du chef de l'exécutif Abdullah Abdullah. Troisième pilier de cette union: Salahhudin Rabbani, le chef du parti Jamiat e islami également ministre des Affaires étrangères. L'initiative est qualifiée d'honteuse, d'immorale et d'illégale par plusieurs sénateurs qui reprochent aux trois politiciens de vouloir déstabiliser le gouvernement.

    Le triangle d'Ankara dément et affirme plaider pour de nouvelles réformes. Alors qu'un nouveau pas est franchi dans la crise politique, Kaboul se prépare à de nouvelles manifestations anti-gouvernementales dans un contexte sécuritaire toujours tendu.

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