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    Asie-Pacifique

    Effondrement d’immeubles à Bombay: l’urbanisme en question

    media Des effondrements d'immeubles ont souvent lieu à Mumbai sans que les autorités ne réagissent vraiment. Ici à Mumbai, le 1er septembre 2017. EUTERS/Shailesh Andrade

    En Inde, l'effondrement d'un immeuble jeudi 31 août a fait 33 morts à Bombay. Les pluies diluviennes qui ont inondé la ville ces derniers jours pourraient avoir causé cette catastrophe. Mais ces précipitations record ne sont pas les seules responsables de ce problème récurrent à Bombay. La capitale économique indienne regorge d'immeubles vétustes qui menacent de s'écrouler, sans que la municipalité ne réagisse concrètement face à ce danger.

    Avec notre correspondant à New Delhi, Antoine Guinard

    Pour la troisième fois en moins d'un mois, un immeuble s’est effondré à Bombay. Cette fois, il s’agissait d’un bâtiment de six étages, construit il y a plus d'un siècle et situé dans un quartier densément peuplé. Il avait été déclaré inhabitable en 2011, mais de nombreux résidents avaient refusé de déménager. Une quarantaine d'entre eux ont été secourus entre jeudi soir et vendredi matin.

    La mousson, qui frappe chaque année cette ville portuaire, contribue incontestablement à la dégradation des bâtiments. Mais pour Pranav Naik, architecte basé à Bombay, dont le cabinet réalise régulièrement des projets de travaux publics pour la ville, ce n'est pas l'unique facteur.

    « Il y a une politique de contrôle des loyers, qui sont plafonnés dans ces anciens immeubles. Ce qui veut dire que les propriétaires n'ont souvent pas les moyens de les entretenir. Ils préfèrent les laisser s'écrouler, car ils récupèrent ensuite le terrain qu’ils peuvent vendre très cher à des promoteurs immobiliers. Pour être honnête, je pense que la municipalité ne fait rien pour résoudre ce problème », assure-t-il.

    Bombay a recensé 11 000 immeubles considérés officiellement comme « dilapidés ». Cette mégalopole surpeuplée est l’une des plus chères d'Asie en termes de logement. Les autorités restent par conséquent souvent réticentes à évacuer les habitants d'immeubles délabrés, car ils sont ensuite difficiles à reloger.

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