GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Jeudi 19 Octobre
Vendredi 20 Octobre
Samedi 21 Octobre
Dimanche 22 Octobre
Aujourd'hui
Mardi 24 Octobre
Mercredi 25 Octobre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Asie-Pacifique

    Cambodge: arrestation du chef de l'opposition

    media Kem Sokha, le 22 janvier 2015. TANG CHHIN SOTHY / AFP

    Accusé de trahison, le leader de l'opposition cambodgienne, Kem Sokha, a été arrêté tôt ce dimanche 3 septembre, a annoncé le gouvernement du Premier ministre Hun Sen, qui multiplie les procédures judiciaires contre ses opposants avant les élections de 2018.

    La détention provisoire de Kem Sokha va faire monter d'un cran la tension dans ce pays d'Asie du Sud-Est où l'opposition, les ONG et la presse sont sans cesse menacées et harcelées depuis plusieurs mois.

    Une arrestation à laquelle on pouvait s’attendre, estime Sophie Boisseau du Rocher, docteur en sciences politiques et chercheuse associée au centre Asie de l’IFRI (l‘Institut français des relations internationales), jointe par RFI.

    Au fur et à mesure que l'on se rapproche de l'échéance de 2018 qui est celle des législatives, on peut s'attendre à des coups bas de la part du régime Hun Sen, qui n'a aucune envie évidemment de céder le pouvoir
    Sophie Boisseau du Rocher Chercheuse associée au centre Asie de l’IFRI 03/09/2017 - par Romain Lemaresquier Écouter

    A 65 ans, Hun Sen, homme fort du Cambodge depuis 32 ans, est déterminé à rester en place. Et il poursuit son offensive pour briser la popularité croissante du principal parti d'opposition, le Cambodge National Rescue Party (CNRP), qui a réalisé une percée remarquée aux élections municipales de juin. Publié dans la nuit, le communiqué du gouvernement a évoqué une « conspiration secrète, entre Kem Sokha, son groupe et des étrangers, faisant du tort au Cambodge ».

    « Derrière Kem Sokha, c'est toujours la même main, celle de l'Amérique », a ajouté Hun Sen dimanche, parlant d'un complot pour « détruire le pays ». Il a par ailleurs menacé de dissoudre le parti « si celui-ci tente de soutenir » son chef.

    « Il ne faut pas dire que le Cambodge est une dictature. Un Etat souverain ne permet pas à un pays étranger de s’ingérer dans ses affaires. C’est de la trahison nationale de vendre les intérêts nationaux aux étrangers avec le but de faire tomber le gouvernement et prendre le pouvoir. Les Etats-Unis avaient fait cela dans le passé avec le général Lon Nol et c’est ce qu’ils font maintenant avec Kem Sokha. J’appelle les Etats-Unis et les autres pays à ne pas s’ingérer dans les affaires intérieurs du Cambodge. La trahison est un crime, le plus lourd parmi tous les crimes » a martelé le Premier ministre cambodgien ce dimanche, pendant une rencontre avec des ouvriers du textile.

    La fille de Kem Sokha a indiqué en fin de journée sur Twitter que son père était détenu au secret dans une prison à la frontière vietnamienne. Agé de 64 ans, il est le chef du principal parti d'opposition dont l'autre dirigeant, Sam Rainsy, est actuellement en exil en France. Pour ce dernier, cette arrestation est une « manoeuvre grossière pour décapiter l'opposition ».

    Le département d'Etat américain s'est dit préoccupé par cette arrestation, estimant que les accusations « semblaient politiquement motivées » et ajoutant que cela « posait de sérieuses questions quant à la capacité du gouvernement à organiser des élections crédibles ».

    Sur le même sujet
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.