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    Asie-Pacifique

    Rohingyas: la Birmanie sous le feu des critiques

    media Manifestation de soutien à la minorité Rohingya en Birmanie, à Jakarta (Indonésie) le 4 septembre 2017. REUTERS/Darren Whiteside

    En Birmanie, 20 000 Rohingyas seraient toujours bloqués à la frontière avec le Bangladesh, où plus de 87 000 d'entre eux ont déjà fui les violences qui sévissent depuis une dizaine de jours dans l'Etat d'Arakan,et qui ont fait 400 morts en 10 jours. L'armée y a lancé une vaste offensive suite à l'attaque le 25 août de postes de police par un groupe rebelle nommé l'Armée du salut des Rohingyas de l'Arakan, ARSA, qui dit vouloir défendre les droits de cette minorité musulmane considérée par l'ONU comme l'une des plus persécutées au monde. Sa répression est régulièrement condamnée par les défenseurs des droits de l'homme, mais face à cette dernière vague de violences Aung San Suu Kyi et le gouvernement birman sont sous un feu de critiques de plus en plus nourri à travers le monde.

    La jeune prix Nobel de la paix, la Pakistanaise Malala Yousafzai, a indirectement demandé à son homologue birmane Aung San Suu Kyi, de facto à la tête du pays, de condamner « le traitement honteux réservé à la minorité Rohingya ». Tandis que le ministre des Affaires étrangères pakistanais appelait pour sa part le gouvernement birman à enquêter sur les atrocités commises.

    Mais c'est en Indonésie que la situation suscite le plus de réactions. Des manifestations ont eu lieu dès ce week-end dans plusieurs villes du pays. Dans la capitale, l'ambassade de Birmanie est sous haute protection policière. Et Jakarta a dépêché lundi à Rangoun sa ministre des Affaires étrangères pour une entrevue avec Aung San Suu Kyi et avec le chef des armées Min Aung Hlaing (lire encadré).

    L'Iran a appelé à une action internationale pour éviter un nettoyage ethnique. Et les Maldives ont suspendu leurs liens commerciaux avec Rangoun.

    La Malaisie a fait part de son inquiétude quant à un éventuel impact plus large de cette crise: « La situation terrible des Rohingyas doit être améliorée, a déclaré le Premier ministre Najib Razak, pour le bien de la Birmanie et de toute la région ».

    A ces protestations des pays musulmans de la région s'ajoute la publication d'un rapport très critique de la commission consultative dirigée par Koffi Annan sur la situation des Rohingyas (commission nommée par Aung San Suu Kyi elle-même). Enfin, le Haut Commissariat aux droits de l'homme de l'ONU a déclaré il y a quelques jours que les violations systématiques des droits de l'homme envers cette minorité avait certainement contribué à alimenter un extrémisme violent dont, « personne ne sort vainqueur ».


     ■ L'Indonésie s'investit dans une résolution de la crise

    Avec notre correspondant à Jakarta, Joël Bronner

    Cette situation requiert des actions concrètes, pas seulement des déclarations et des condamnations. Lors de sa conférence de presse de dimanche, le président indonésien Joko Widodo a été clair, son pays entend bien s'investir pour résoudre la crise humanitaire en cours en Birmanie et venir en aide à la minorité rohingya.

    Dès hier, Jakarta a concrétisé ses intentions en envoyant à Rangoon, Retno Marsudi, sa ministre des Affaires étrangères connue pour son franc-parler. La diplomate a rencontré la dirigeante Aung San Suu Kyi, actuellement sous le feu des critiques, ainsi que le chef de l'armée birmane, et ce afin de leur présenter un plan de sortie de crise mis au point par l’Indonésie.

    Marsudi doit ensuite se rendre à Dakha, au Bangladesh voisin, en particulier pour superviser la distribution d'une aide humanitaire indonésienne aux réfugiés musulmans venus de Birmanie.

    A Jakarta, en parallèle, le nombre d'agents de sécurité a été multiplié devant l'ambassade birmane, dans le quartier cossu de Menteng, après notamment l'envoi d'un cocktail Molotov, dimanche, sur le bâtiment. Un bâtiment devant lequel des centaines de manifestants, dont une majorité de femmes, ont témoigné hier encore de leur colère contre les dirigeants birmans.

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