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    Asie-Pacifique

    Rohingyas: Aung San Suu Kyi dénonce un «iceberg de désinformation»

    media Le prix Nobel de la Paix, Aung San Suu Kyi en 2016. REUTERS/Soe Zeya Tun

    La chef du gouvernement birman, la Prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi, a dénoncé mercredi un « iceberg de désinformation » dans la crise des musulmans rohingyas, sortant de son silence pour la première fois sur ce sujet.

    « Ce genre de fausse information est seulement la partie émergée d'un énorme iceberg de désinformation », a déclaré Aung San Suu Kyi lors d'un échange téléphonique avec le président turc Recep Tayyip Erdogan publié par son service de presse.

    Elle se référait à la publication de photos à l'authenticité douteuse, fin août, par le vice-Premier ministre turc Mehmet Simsek, qui dénonçait un « nettoyage ethnique ».

    Il avait retiré les photos, mais l'affaire fait scandale en Birmanie, où la majorité bouddhiste, dont fait partie Aung San Suu Kyi, accuse la communauté internationale, notamment les médias étrangers, d'avoir un parti pris pro-rohingya.

    Au moins 400 morts

    En onze jours, près de 124 000 personnes, pour la plupart des musulmans rohingyas, ont fui les violences en Birmanie pour se réfugier au Bangladesh voisin, selon les derniers chiffres de l'ONU. Les combats entre rebelles musulmans et forces birmanes ont fait depuis le 25 août au moins 400 morts, quasiment tous des musulmans.

     → A (RE)LIRE : 124 000 Rohingyas réfugiés au Bangladesh

    Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a pris la parole hier mardi pour condamner les forces de sécurités birmanes et demander au gouvernement de mettre un terme rapide à cette crise. Dans une lettre adressée au conseil de sécurité, il demande aussi aux diplomates d'envoyer un message très ferme aux autorités de Rangoun.

    « Nous recevons des rapports réguliers sur les violences menées par les forces de sécurité birmanes, y compris des attaques indiscriminées, a déclaré Antonio Guterres. Cela ne fait qu'encourager davantage la radicalisation. Les autorités birmanes doivent prendre des mesures déterminées pour mettre un terme à ce cercle vicieux de violence et assurer la sécurité et l'assistance à tous ceux qui en ont besoin. Je les exhorte à assurer un accès humanitaire sans entrave aux opérations de secours. »

    Le secrétaire général des Nations unies demande aussi à ce que soit donné aux musulmans de l'Etat Rakhine « soit la nationalité, soit, du moins pour l'instant, un statut juridique qui leur permettra d'avoir une vie normale, y compris la liberté de circuler, l'accès au marché du travail, à l'éducation et aux services de santé. »

    Lors de son entretien avec le président Erdogan, Aung San Suu Kyi s'est voulue rassurante : « Nous savons bien mieux que d'autres ce que c'est que d'être privés de droits et de protection démocratique », allusion à ses années de lutte contre la junte militaire et d'assignation à résidence. « Nous ferons en sorte que tous les habitants de notre pays voient leurs droits protégés »

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