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    Asie-Pacifique

    Conseil de sécurité de l'ONU: sur les Rohingyas, des huis clos qui agacent

    media Pour les ONG, parler du sort de Rohingyas en privé équivaut à un «permis de tuer». REUTERS/Brendan McDermid

    Le Conseil de sécurité de l'ONU doit se réunir aujourd'hui sur la situation en Birmanie. Selon les derniers chiffres de l'organisation, 370 000 Rohingyas, une ethnie musulmane, ont dû fuir les violences et persécutions au Bangladesh voisin depuis la fin août. Le Haut-Commissaire aux droits de l'homme a évoqué un « nettoyage ethnique en règle ». Et pourtant, le Conseil de sécurité se réunit à huis clos. Une position intenable pour les ONG.

    Avec notre correspondante à New York, Marie Bourreau

    C'est la deuxième fois en deux semaines que le Conseil de sécurité se réunit sur la situation en Birmanie. A chaque fois, il s'agit de consultations privées, fermées à la presse. Pour Louis Charbonneau, de l'organisation Human Rights Watch (HRW), les diplomates envoient un message qui équivaut à un « permis de tuer ».

    « Quand on parle de nettoyage ethnique de grande ampleur lors duquel un groupe ethnique est déporté d'un Etat entier, qu'est ce qui justifie que la situation en Birmanie soit abordée du bout des lèvres ? » La réponse est évidemment la Chine, premier partenaire commercial de la Birmanie. Pékin a tout fait pour éviter que le sujet ne se retrouve à l'agenda du Conseil de sécurité.

    Les ONG montent donc au créneau pour demander des actions concrètes. « Ce que nous aimerions à Human Rights Watch, c'est que le Conseil de sécurité menace de sanctions, gel des avoirs, interdiction de voyager, embargo sur les armes, poursuit Louis Charbonneau. Nous avons entendu des diplomates que ça pourrait fragiliser Aung San Suu Kyi mais franchement Aung San Suu Kyi a été transparente. Elle n'a rien dit. »

    Absence d'Aung San Suu Kyi

    A quelques jours du début de l'Assemblée générale, la Birmanie pourrait devenir le sujet de discussion. Aung San Suu Kyi, qui avait annoncé sa présence, a finalement renoncé face au tollé international. Elle sera représentée par son second vice-président.

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