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    Asie-Pacifique

    La Corée du Nord lance un missile au-dessus du Japon

    media A Séoul le 15 septembre 2017, devant la télévision annonçant le nouveau tir de missile de la Corée du Nord au-dessus du Japon. REUTERS/Kim Hong-Ji

    La Corée du Nord a lancé le jeudi 14 septembre à 22 h TU, (vendredi matin 15 septembre à Tokyo), un missile qui a survolé le Japon, plus particulièrement l’île japonaise de Hokkaido, pour la deuxième fois en trois semaines. Le missile s’est ensuite abîmé dans les eaux du Pacifique Nord. Le Premier ministre japonais Shinzo Abe a parlé de menace « grave et sans précédent ». De son côté la Corée du Sud a aussi condamné le tir, et a répliqué ce matin par un exercice de tir de missile en mer. Le Conseil de sécurité de l'ONU va se réunir en urgence vendredi à 19 h TU.

    L'engin a survolé l'île septentrionale japonaise de Hokkaido vendredi à 7h06 minutes locales (jeudi 22h06 TU) ont précisé les autorités nippones, soulignant que le système d'avertissement J-Alert a été déclenché dans plusieurs régions du nord de l'archipel.

    Le missile nord-coréen a décollé depuis un pas de tir situé près l’aéroport de Pyongyang, la capitale, rapporte notre correspondant à Séoul, Frédéric Ojardias. Il a survolé l’île de Hokkaido, au Japon, avant de s’abîmer dans les eaux du Pacifique Nord. Selon la Corée du Sud, l’engin a atteint l’altitude de 770 km et a parcouru 3 700 km. Le tir est probablement un succès, et un succès significatif : c’est la plus grande portée jamais atteinte par un missile balistique nord-coréen. Les deux engins intercontinentaux testés en juillet avaient une trajectoire en cloche : ils sont partis très haut, mais pas loin.

    Renforcer la pression sur la Corée du Nord

    Ce nouveau tir intervient alors que le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, se trouve en visite en Inde où, jeudi, il a de nouveau appelé à renforcer la pression sur la Corée du Nord. Le ministre nippon de la Défense, Itsunori Onodera, et le secrétaire général du gouvernement, entre autres, s'apprêtaient dans les minutes suivant ce nouveau tir à ouvrir un Conseil de sécurité nationale.

    C'est la deuxième fois en moins d'un mois qu'un missile nord-coréen survole l'archipel. Le précédent engin passé au-dessus du nord du Japon avait été tiré le 29 août. Entre-temps, la Corée du Nord a aussi effectué un sixième essai nucléaire, le 3 septembre.

    Ce tir est la réponse du régime de Pyongyang au huitième train de sanctions voté à l'unanimité par le Conseil de sécurité des Nations unies lundi à New York, après cet essai nucléaire nord-coréen.

    La Corée du Sud voisine a réagi avec fermeté. Le président Moon Jae-in, pourtant partisan affirmé d'une main tendue au Nord, a déclaré que « le dialogue était impossible dans cette situation ». Il a appelé à davantage de pressions pour obliger le régime à accepter des négociations. « Nous avons le pouvoir de briser la Corée du Nord » en cas de provocation, a-t-il ajouté. Mais son gouvernement a aussi assuré qu'il souhaitait toujours offrir une aide humanitaire à la population nord-coréenne. Ce qui peut être interprété comme une façon de ne pas complètement fermer la porte aux échanges avec le Nord.

    L'UE adopte les sanctions de l'ONU

    L'Union européenne a également renforcé jeudi son arsenal de sanctions contre la Corée du Nord, en adoptant des mesures décrétées début août par les Nations unies en réponse au tir réussi d'un missile balistique intercontinental (ICBM) nord-coréen capable d'atteindre le continent nord-américain.

    L'UE a pour habitude de s'aligner systématiquement sur les sanctions décidées à l'ONU et elle a d'ores et déjà promis d'adopter également les nouvelles mesures punitives onusiennes -dont une limitation des livraisons de pétrole- décrétées lundi contre le régime dirigé par Kim Jong-Un après son puissant essai nucléaire de début septembre.

    Mais ce test a surtout un objectif technique : il permet aux ingénieurs nord-coréens de continuer à amasser des informations pour faire progresser leurs technologies balistiques ; notamment le retour dans l’atmosphère d’une ogive. Face aux pressions qui s’accroissent, le régime veut obtenir au plus vite un missile balistique opérationnel.

    La Chine lente à réagir

    En fin de journée, signale notre correspondante à Pékin, Heike Schmidt, les Chinois ont finalement condamné le nouveau tir de missile nord-coréen : « La Chine, indique Hua Chunying, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, s’oppose à la violation par la Corée du Nord des résolutions du Conseil de Sécurité et à son recours à la technologie de missiles balistiques pour des tirs. A présent, la situation dans la péninsule coréenne est tendue, complexe et sensible. Toutes les parties concernées doivent faire preuve de retenue afin de ne pas aggraver les tensions. »

    Sans surprise, Hua Chunying a réfuté l’appel de Washington à Pékin et Moscou de faire « directement » pression sur Pyongyang : « La Chine a fait d’énormes sacrifices et payé le prix fort pour appliquer strictement, complètement et sérieusement  les résolutions (de l'ONU). Ce sont la Corée du Nord et les Etats-Unis qui se trouvent au centre du conflit. Ce n’est pas la Chine qui aggrave les tensions, et ce n’est pas la Chine qui détient la clé pour la solution du problème. » Les Chinois proposent de briser le cercle vicieux des tirs de missiles suivis de tensions par un retour au dialogue.

    Les Coréens du Nord ne se laisseront intimider ni par les menaces, ni par les sanctions.

    Juliette Morillot, historienne, spécialiste de la Corée du Nord 15/09/2017 - par RFI Écouter

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