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    Asie-Pacifique

    Législatives au Japon: un boulevard pour Abe, seul face à une opposition éclatée

    media Shinzo Abe, ici le 28 septembre à Tokyo, est bien parti pour conserver le pouvoir. 2017. REUTERS/Toru Hanai

    Au Japon, les élections législatives ce dimanche 22 octobre devraient permettre à l'actuel Premier ministre Shinzo Abe de garder son poste. Pour la deuxième fois en cinq ans, Shinzo Abe a décidé de dissoudre la chambre basse du Parlement, pour, dit-il, écouter les citoyens. En fait, pour profiter de la faiblesse de ses adversaires pour se refaire une santé.

    Avec notre correspondant à Tokyo, Frédéric Charles

    Le Premier ministre Shinzo Abe a fait le pari de ces élections anticipées en expliquant que le Japon serait confronté à « une crise nationale » en raison de la menace nord-coréenne.

    En réalité, fragilisé par des scandales de favoritisme, Shinzo Abe a voulu prendre de court ses opposants, à commencer par la gouverneure de Tokyo Yuriko Koike, un temps perçue comme une rivale potentielle.

    L'espoir perdu

    En annonçant qu'elle ne serait pas personnellement candidate aux législatives après avoir créé un nouveau Parti de l'espoir, Yuriko Koike a perdu la confiance de sympathisants, et n'aura contribué qu'à provoquer l'éclatement de la principale force de l'opposition, le Parti démocrate de centre gauche. Son aile droite avait rejoint le Parti de l'espoir en misant sur la popularité de la gouverneure de Tokyo.

    A travers son parti, « la gouverneure de Tokyo n’a rien à proposer, simplement qu’elle est opposée vent debout à l’augmentation de la taxe de consommation. Elle est très nationaliste, ultra-nationaliste, donc les gens ne voient pas tellement la différence » [avec Shinzo Abe], explique Jean-François Sabouret, chercheur au CNRS et directeur du réseau Asie-Imasie. Le Parti de l'espoir s'est effondré dans les sondages, car les Japonais ont remarqué qu'il est encore plus conservateur et nationaliste que le parti du Premier ministre, Shinzo Abe.

    Abe favori mais peu aimé

    Selon les derniers sondages, la faiblesse de l'opposition devrait garantir au parti conservateur de Shinzo Abe et à son allié le parti Komei de la secte bouddhiste Soka Gakkai de conserver leur « super majorité » des deux tiers des sièges à la chambre basse du Parlement. Même si le chef du gouvernement est peu aimé des Japonais en raison de son obsession à vouloir réviser la Constitution pacifiste.

    « Qu’il y ait une victoire, oui, avec quelle majorité ? On ne sait pas encore, mais il peut très bien l’emporter des deux tiers. Il n’est pas très populaire. Le problème, c'est l'atonie de l'oppposition. Et quand on dit opposition, il faut ouvrir les yeux pour dire "où sont-ils? Les opposants de monsieur Abe sont tous dispersés », résume Jean-François Sabouret. Les conservateurs sont au pouvoir, sans interruption ou presque depuis plus d'un demi-siècle.

    Participation en hausse

    Le taux de participation aux législatives du dimanche 22 octobre était en hausse par rapport aux précédentes élections de ce type, en 2014, a annoncé le gouvernement japonais, et ce malgré les pluies torrentielles qui s'abattent sur l'archipel à l'approche d'un puissant typhon. A 11h00 au Japon (2h00 TU), où les bureaux de vote ont ouvert à 7h00, le taux de participation était de 12,24%, contre 11,08% à la même heure en décembre 2014.

     

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