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    Asie-Pacifique

    Japon, Corée du Sud, Chine, Vietnam, Philippines: la difficile tournée de Trump

    media Manifestants anti-Trump devant l'ambassade américaine à Tokyo, le 3 novembre 2017. REUTERS/Toru Hanai

    Le président américain entame ce vendredi 3 novembre sa première tournée en Asie depuis son arrivée à la Maison Blanche. Un voyage de onze jours qui le mènera au Japon, en Corée du Sud, en Chine, au Vietnam et aux Philippines. Affaibli par l’affaire des ingérences russes dans la dernière présidentielle américaine, Donald Trump va devoir rassurer ses alliés asiatiques - inquiets du fait de la menace nord-coréenne - et tenter de positionner durablement les Etats-Unis sur les marchés de la région.

    Ces derniers jours, la présidence américaine a insisté sur la durée « exceptionnelle » de cette première tournée de Donald Trump en Asie, gage de « l’engagement du président vis-à-vis des alliés de longue date des Etats-Unis dans la région ». Certains pays asiatiques ont pourtant des doutes quant aux intentions du nouveau locataire de la Maison Blanche.

    Méfiance à l'égard du président Trump

    Et pour cause : candidat, Donald Trump n'a cessé de marteler sa volonté de redéfinir les alliances de Washington. Selon lui, le Japon et la Corée du Sud devraient par exemple assurer leur propre défense face à la Corée du Nord. Ces propos ont suscité inquiétudes et incertitudes, non seulement parmi les dirigeants et les classes politiques des pays d’Asie, mais aussi au sein de leurs populations.

    « En Corée du Sud, vous avez aujourd'hui la majorité de la population qui ne fait plus confiance aux Etats-Unis dans le cas d'une confrontation avec la Corée du Nord », constate Barthélémy Courmont, directeur de recherches à l’Institut des relations internationales et stratégiques. « Beaucoup de pays en Asie attendent donc du président Trump une réaffirmation du soutien sécuritaire de Washington, un signal clair que les Etats-Unis comptent rester stratégiquement présents dans la région. »

    Une fois Donald Trump à la Maison Blanche, ses réactions erratiques face aux provocations nord-coréennes n'ont pas non plus été de nature à rassurer ses alliés, ni d'apaiser les tensions que suscite le programme nucléaire et balistique de Pyongyang. « Depuis plusieurs mois, les Etats-Unis sont prêts à une option militaire si la crise devait en arriver là. C’est ce qu’a formalisé Donald Trump lors de son discours à l'Assemblée générale de l'ONU en septembre », observe Martin Quencez, spécialiste des relations transatlantiques au German Marshall Fund.

    « Ces dernières semaines, il semblerait néanmoins que l’administration opte finalement pour une stratégie assez classique : entre de nouvelles sanctions contre le régime nord-coréen et des pressions diplomatiques sur la Chine pour que la Corée du Nord revienne à la table des négociations ». Martin Quencez ne s’attend pas à ce que Donald Trump formule durant sa tournée diplomatique une véritable nouvelle stratégie américaine face à la Corée du Nord.

    Le retrait de Trump du Traité Trans-Pacifique : quelles conséquences ?

    Le deuxième axe de la tournée de Donald Trump en Asie est indéniablement d'ordre économique et commercial. Trois des cinq pays que visitera le président américain - le Japon, la Corée du Sud et le Vietnam - sont membres du traité transpacifique, un accord commercial entre 12 nations conclu sous Barack Obama.

    Seulement trois jours après son entrée en fonction, Donald Trump a retiré les Etats-Unis de ce traité, défavorable selon lui aux intérêts américains. A la place, le président voudrait négocier des accords commerciaux bilatéraux. Seulement voilà, explique Barthélémy Courmont, « entre temps, les pays de la région se sont d'une certaine manière organisés. Ils se sont concertés à plusieurs reprises pour essayer de trouver un après-TTP sans les Etats-Unis. Et la Chine s'est présentée très clairement comme une alternative à ce retrait américain. »

    La devise « L’Amérique d’abord » se retournerait-elle finalement contre les intérêts économiques et commerciaux des Etats-Unis ? Une chose est certaine, la mission de Donald Trump en Asie s'avère désormais plus que délicate. « Aujourd'hui , souligne Martin Quencez, Donald Trump doit expliquer comment il souhaite rester un partenaire primordial au niveau commercial avec ces pays, tout en restant très ferme sur son dédain vis-à-vis des traités multilatéraux et son envie de toujours faire passer l'intérêt commercial américain en premier. »

    Barack Obama avait voulu redéfinir la politique américaine dans la région Asie-Pacifique avec son fameux « pivot vers l'Asie » aux résultats contestés. « Il y a en effet une déception après les huit années de Barack Obama », souligne le spécialiste du German Marshall Fund. « Et Donald Trump va se nourrir de cette déception, puisqu'il aime toujours s'opposer à son prédécesseur. Néanmoins, je ne pense pas qu'on verra une sorte de stratégie régionale de la part de l'administration Trump, qui préfère travailler en bilatéral. »

    → À relire : En Asie, Donald Trump attendu de pied ferme par ses alliés

    Ce président américain qui arrive en Asie est affaibli par l'enquête sur les ingérences russes dans la campagne présidentielle. Et certains analystes asiatiques craignent que Donald Trump soit tenté de prendre des positions inattendues ou de faire des déclarations tonitruantes dont il a le secret pour faire diversion sur un dossier qui, depuis le début, mine sa présidence.

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