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    Asie-Pacifique

    Les autorités de Papouasie démantèlent des camps de migrants

    media Des migrants enfermés dans un camp de Manus, en Papouasie-Nouvelle-Guinée, manifestent. Social Media/Handout via REUTERS

    En Papouasie-Nouvelle-Guinée, les autorités ont commencé à démanteler les camps de réfugiés installés par l'Australie sur l'île de Manus. L'Australie refuse systématiquement d'accueillir les demandeurs d'asile sur son sol et délocalise cet accueil vers les pays voisins. Les camps de Manus avaient été officiellement fermés fin octobre mais quelques 600 réfugiés refusaient de partir, craignant pour leur sécurité, face à l'hostilité des habitants. Ils doivent être transférés vers des centres de transition.

    La police est entrée dans les camps Oscar et Delta et a commencé à détruire les abris. Elle a également fait disparaître les poubelles qui servaient de réservoir d'eau aux réfugiés, car l'eau et l'électricité sont coupées et les soins médicaux suspendus depuis une dizaine de jours.

    Seuls soixante réfugiés environ ont accepté de quitter les lieux pour rejoindre les camps de transition. Et il est probable que la police évacuera ceux qui restent par la force, demain samedi, puisque hier les autorités avaient donné 48 heures aux réfugiés pour partir.

    Les conditions de vie dans ces camps s'étaient dégradées au point de menacer la santé voire la vie des occupants. Le Haut Commissariat aux réfugiés de l'ONU ainsi que des ONG ont dénoncé une situation d'urgence humanitaire.

    Si les migrants refusent de partir malgré cela c'est par peur d'être agressés par des habitants de Manus. Des agressions qui se sont multipliées ces derniers mois quand ils se rendent en ville. Certains de ces migrants ont été déboutés de leur demande d'asile, d'autres ont obtenu le statut de réfugié. Ils sont iraniens, afghans, sri-lankais, parfois Rohingyas, et pour ceux qui ont obtenu le droit d'asile, ils doivent s'installer définitivement en Papouasie-Nouvelle-Guinée ou être relocalisés dans des pays tiers. Malgré les semonces de l'ONU, l'Australie refuse toujours de les accueillir.

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