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    Amériques

    Asie: pendant que Trump discute relations bilatérales, le TPP renaît sans lui

    media Le président américain Donald Trump et son homologue vietnamien Trần Đại Quang, le 10 novembre 2017 à Danang pour le sommet de l'APEC. Mandatory credit VNA/via REUTERS

    Après avoir participé au sommet de la Coopération économique pour l'Asie-Pacifique (APEC), le président américain rencontre ce samedi 11 novembre 2017 à Hanoï les principaux dirigeants vietnamiens. Au programme de ces discussions bilatérales, cadré privilégié par Donald Trump à l'international, des contrats et la question du déficit commercial américain en faveur du Vietnam. Les activités de Pékin en mer de Chine méridionale sera sur la table, comme l'emprise économique chinoise sur la région. Une emprise qui pousse d'ailleurs les alliés asiatiques de Washington à discuter d'un nouveau traité transpacifique avec le Canada.

    Avec notre correspondant à Ho Chi Minh Ville,  Frédéric Noir

    Restaurer une confiance mise à rude épreuve. Tel est sans doute l’objectif de Donald Trump à Hanoï. Il faut rappeler que le retrait des Etats-Unis du traité de libre-échange transpacifique TPP, qui visait à contourner la Chine, a été un vrai coup dur pour le Vietnam. Ce dernier devait en être l’un des principaux bénéficiaires, les Etats-Unis étant pour lui le premier client à l’export.

    Fidèle à sa doctrine « l'Amérique d’abord », Donald Trump garde pour objectif de réduire le très important déficit commercial des Etats-Unis vis-à-vis du Vietnam, dans un cadre bilatéral qu'il affectionne. Un message bien compris des Vietnamiens, qui tiennent à conserver leur proximité avec l’ancien ennemi américain pour contrebalancer les ambitions chinoises dans la zone. En mai dernier, le Premier ministre vietnamien fut d’ailleurs le premier dirigeant d’Asie du Sud-Est à rencontrer le président américain à Washington.

    Mer de Chine : contrairement aux Philippines, le Vietnam maintient la pression

    Problème : le gouvernement américain, qui souhaite aussi convaincre la Chine de faire davantage pour freiner les ambitions nucléaires de la Corée du Nord, a laissé le dossier de la mer de Chine méridionale en retrait. Un dossier crucial aux yeux des Vietnamiens, Hanoï étant désormais l’un des seuls pays de la région à tenter de résister aux velléités hégémoniques de Pékin dans ces eaux.

    En août dernier, lors du sommet de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN), le Vietnam était en effet le seul pays à s'être employé, sans succès, à convaincre les neuf autres membres d’employer un langage de fermeté vis-à-vis de la Chine. Un dossier délicat pour le président américain, qui bénéficie d’une forte cote de popularité au Vietnam, mais qui aura fort à faire pour restaurer une confiance mise à mal par ses décisions depuis sa prise de fonction.

    « Nous ne laisserons plus les Etats-Unis se laisser abuser », assure le président

    Vendredi, au sommet annuel de l'APEC, la journée avait déjà été marquée par le discours du président américain face aux dirigeants de la région. Très attendu, Donald Trump y était resté fidèle à son slogan de campagne, déclarant : « Nous ne laisserons plus les Etats-Unis se laisser abuser » ; « Je mettrai toujours l’Amérique d’abord. »

    Il en avait également profité pour mener une nouvelle charge contre la Corée du Nord, dénonçant « les fantasmes de conquête violente d’un dictateur par le chantage nucléaire ». Un discours offensif, au cours duquel le chef d'Etat avait enfin souligné que les Etats-Unis ne signeraient plus de « grands accords qui lui lient les mains et l’obligent à renoncer à sa souveraineté ».

    Pékin multiplie les initiatives pour étendre son influence dans la région Asie-Pacifique

    En l’absence de la 12e partie prenante, les Etats-Unis qui, depuis l’élection de M. Trump, ont annoncé leur retrait définitif des négociations, l’avenir de ce traité de libre-échange semblait de plus en plus en incertain. La journée de vendredi aura d'ailleurs été marquée par l’échec des négociations visant à ratifier le TPP entre les 11 pays restants de part et d’autre de l'océan Pacifique.

    Pour combler le vide, les Etats-Unis proposaient de négocier au cas par cas, ce qui n’était pas sans inquiéter plusieurs pays - dont le Vietnam -, qui se demandaient s’ils pouvaient encore compter sur le soutien de Washington face à la Chine, alors que Pékin multiplie les initiatives pour étendre son influence dans la région. Mais sans Washington, les 11 autres délégations ont finalement réussi à prendre les devants ce samedi.

    Un nouveau projet d'accord de libre-échange transpacifique lancé sans les Etats-Unis ?

    Sans Washington, les 11 autres participants du TPP ont continué de négocier plusieurs jours durant à Danang en marge du sommet de l'APEC. Et dans un tweet publié ce samedi, le ministre canadien du Commerce a en effet annoncé que les pays concernés avaient effectué « de grands progrès » dans la relance d'un « cadre pour un nouveau partenariat transpacifique complet et progressiste ».

    Dans un communiqué, la délégation canadienne précise néanmoins qu'il reste « encore un certain nombre de problèmes en suspens ».  Le TPP avait été signé en 2015, après de difficiles négociations, par 12 pays d'Asie-Pacifique représentant 40 % de l'économie mondiale. Ce projet de traité est perçu depuis ses débuts comme un contrepoids possible à l'influence grandissante de la Chine.

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